Ça y est. Après des semaines, des mois, voire des années de travail, vous avez enfin posé le mot fin de votre roman. Vous êtes fier de vous et vous avez raison de l’être. Mais ne croyez pas pour autant que le travail est terminé. Au contraire, celui-ci ne fait que commencer.
Pour ceux qui auraient raté l’épisode précédent, c’est par ici.
Vous avez entre les mains un manuscrit tout beau, tout neuf. Vous y avez consacré des heures et des heures. Il contient une partie de vous. Ce n’est pas pour rien que les auteurs de l’antiquité appelée les plagiaires “les voleurs d’enfants”. Ce roman, c’est un peu votre bébé. Et vous n'enverriez pas votre bébé affronter le monde extérieur sans lui avoir donné au préalable les armes nécessaires pour se défendre ( je parle bien d'éducation, pas de couteaux et de flingues 😉 ), n'est-ce pas ? Et bien, il en va de même de même pour votre manuscrit. Avant de le soumettre au regard impitoyable de lecteurs inconnus, et à celui encore plus redoutable des éditeurs, il va falloir le peaufiner un peu. La première étape est à la fois très simple et très difficile : vous devez laisser votre manuscrit de côté. Rien ne vous empêche de travailler sur un autre projet en attendant, mais celui-là vous ne devez y toucher sous aucun prétexte. Même pas pour vérifier un détail. Sortez-le complètement de votre esprit. Ainsi, vous pourrez revenir dessus avec un regard neuf. Vous aurez aussi un peu oublié ce que vous vouliez écrire ce qui vous permettra de voir ce que vous avez réellement écrit. Personnellement, je recommande un délai d'au moins trois semaines entre la fin de l'écriture du premier jet et le début des corrections, mais si vous avez la patience nécessaire, vous pouvez attendre plusieurs mois avant de commencer.
Une fois que vous avez pris un peu de recul par rapport à votre texte, il n’y a pas de miracle, il va falloir que vous le relisiez entièrement. Et plusieurs fois ! Alors munissez-vous de vos surligneurs, post-it et stylos de couleurs ( Virtuel, ça marche aussi 😉) et c'est partie.

