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Résumé : 


ET SI LES FEMMES PRENAIENT ENFIN LE

POUVOIR DANS LE MONDE ENTIER ?



Aux quatre coins du monde, les femmes

découvrent qu'elles détiennent le "pouvoir".


Du bout des doigts, elles peuvent infliger
une douleur fulgurante - et même la mort.

Soudain, les hommes comprennent
qu'ils deviennent le "sexe faible".

Mais jusqu'où iront les femmes
pour imposer ce nouvel ordre ?




Voici Charles McGuffin.Ce n’est pas vraiment lui. C’est juste un dessin de lui. ÉVIDEMMENT. Si vous ne l’aviez pas deviné, ce livre risque d’être beaucoup trop compliqué pour vous et vous feriez probablement mieux d’aller lire Le Livre trop simple des histoires carrément fastoches pour les débilos profonds à la place.Charles McGuffin est comme vous et moi. Enfin, pas comme moi, parce que je suis grand et poilu, tandis que Charles est petit et plutôt lisse. Donc comme vous. Sauf qu’il a un vous-savez-quoi et j’imagine que la plupart d’entre vous qui lisent ces mots n’en ont pas. Bref, Charles est comme certains d’entre vous.

Résumé : 

Charlie a beau essayer de voir les choses du bon côté, il a 4 raisons d’être anxieux :
  • Son grand frère ( qui est à l’hôpital )
  • Ses parents ( eux-aussi très angoissés )
  • La brute de l’école qui adore s’en prendre à lui
  • Le fait qu’il est commencé à se TRANSFORMER EN ANIMAL !!!

Même si tous les enfants rêvent de posséder un superpouvoir, Charlie n’a aucune envie de se métamorphoser en poulet pendant le spectacle de fin d’année. Avec l’aide de ses trois meilleurs amis, il va devoir trouver un moyen de contrôler ce pouvoir complètement dingue !







“ Elle ferme les yeux, écoute la nuit, elle sent battre le cœur de la Terre, sous elle, celui des hommes, des arbres, des animaux, ce cœur nocturne qui bat depuis le commencement, qui battra après elle. Elle appartient à ce monde immense. Et son bras, peut-être, alors, est dérisoire."


Abigail, Abi pour les intimes, voit son rêve de devenir vétérinaire s’écrouler quand un accident de voiture la prive de son bras. Elle, qui ne s’est jamais imaginé faire autre chose, doit alors s’inventer une nouvelle vie tout en affrontant le regard des autres et la douleur... omniprésente ! Grâce au soutien de ses proches, aux livres, à un ami qui va lui faire partager son amour des oiseaux et lui réapprendre à rire, Abi va peu à peu surmonter les épreuves, les rechutes, les moments de déprime, et retrouver le goût de la vie.



Je ne connaissais pas Marie Pavlenko, mais en lisant le résumé de cette histoire où le personnage principal portait le même nom que moi ( même si l’orthographe est différente ) et avait lui aussi dû renoncer à son rêve de devenir vétérinaire, je n’ai pas pu faire autrement que le lire. Et je n’ai pas été déçu. Marie Pavlenko réussit l’exploit de nous raconter l’histoire bouleversante d’Abi, sans jamais tomber dans la niaiserie ou dans l’excès de bons sentiments.


Cette histoire pourrait servir de film de prévention pour la sécurité routière, car dans cet accident, causé par une conductrice imprudente, c’est la vie de toute une famille qui part en éclat. Celle d’Abi, bien sûr, mais aussi de sa mère au volant au moment du drame qui s’en veut de voir les rêves de sa fille détruits et s’épuise à prendre soin d’elle jour après jour. Il y a son père qui fait des blagues foireuses pour détendre l'atmosphère et surtout pour ne pas montrer sa détresse. Il y a sa petite sœur qui se sent abandonnée et peine à trouver sa place. Il y a aussi sa tante qui essaye de redonner le sourire à sa nièce par son optimisme débordant. Toute une gamme de personnages hauts en couleur qui soutiennent Abi dans cette épreuve. Et puis, il y a Aurèle, un ovni surgit du passé d’Abi, Aurèle qui doit affronter ses propres problèmes, mais qui, grâce à sa simplicité va aider Abi à s’ouvrir à de nouvelles perspectives.


Une jolie histoire, à la fois émouvante, drôle et crue quand il le faut, qui célèbre l’amour sous toutes ses formes et nous encourage à passer outre nos difficultés et à voir le bon côté de la vie.


Thèmes : Handicap, Reconstruction, Amour, Famille





La vérité est qu'on ignore toujours ce que traversent les autres, même quand on les connaît bien. On ne peut jamais savoir. C'est bien là le problème. Le mieux qu'on puisse faire, c'est d'être attentifs aux gens qu'on aime. Et espérer...
Résumé :

Le soir même où la mère d’Evan épouse « Breakfast Tim », présentateur vedette de la radio locale, le tout nouveau demi-frère d’Evan, Lewis, est retrouvé inconscient et grièvement blessé. Il est l’unique rescapé d’un terrible accident de voiture.

Une tempête médiatique se déchaîne alors et tous les doigts accusateurs sont pointés sur Lewis, jeune toxico solitaire. Tout le monde semble penser que l’accident est lié à une affaire de drogue, mais Evan n’y croit pas une seconde. Aidée par son père journaliste, Harry, elle se met en tête de découvrir ce qui s’est véritablement passé le soir de l’accident.

À mesure qu’Evan creuse dans la vie des trois adolescents morts dans le crash, elle va lever le voile sur des vérités dérangeantes et sur un secret qui menace d’anéantir sa famille… ainsi que l’ensemble de la communauté.




Bonjour à tous,

Je m’aperçois qu'on est déjà le 5 mars et que cela fait exactement 1 mois que je n'ai pas publié d'article sur le blog. Le temps passe trop vite, c'est horrible !!! Il me faudrait des journées de 26 heures pour mener à bien tout mes projets. Mais passons, le mois de mars devrait s'avérer plus calme que celui de février, je vais donc pouvoir consacrer un peu plus de temps au blog. Commençons tout de suite avec un nouveau " C'est lundi, que lisez-vous ?" 






Bonjour à tous,

Quoi de mieux pour commencer février qu'un petit point sur nos lecteurs ? C'est parti.

Je rappelle le principe de ce rendez-vous pour ceux qui ne connaîtraient pas : se retrouver chaque semaine pour faire le point sur nos lectures en répondant à trois questions :

- Qu'avez-vous lu la semaine dernière ?

- Qu'êtes-vous en train de lire ?

- Que comptez-vous lire ensuite ?

→ Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane. N'hésitez pas à aller y jeter un coup d’œil.

Les bijoux bleus, Katharina Winkler

Editeur : Jacqueline Chambon

Genre : Littérature étrangère

Résumé :

Des étoiles plein les yeux, l’innocente Filiz, treize ans, demande à l’arbre sacré de son village reculé de Turquie si le jeune Yunus deviendra son mari. La réponse ne tarde pas. Le mariage est un tourbillon. Il sera consommé dès la fin de la découpe du gâteau blanc meringue avec le rituel du drap taché du sang de la “petite vierge”.
Très vite, tout est noyé de bleu dans le quotidien de la jeune fille. Yunus s’emporte fréquemment contre son épouse, sous le toit de l’“araignée”, la mère du garçon. Alternant silence dédaigneux et méchanceté tranchante, la belle-mère et le mari, fort de son droit d’époux, tissent une toile de terreur qui emprisonne Filiz, recluse dans sa condition de femme mariée. La sexualité conjugale est viol quotidien. Les bijoux bleus ne tardent pas à recouvrir son corps, sur lequel, au gré des fractures, apparaissent bientôt des reliefs, fruits de la tyrannie exercée par Yunus. Et le ventre s’arrondit. Trois fois. Pour trois enfants issus d’un foyer à feu et à sang.
Puis c’est l’exode vers l’Autriche. La rencontre avec la langue allemande, les jeans, l’apprentissage de la conduite, les femmes aux cheveux découverts et détachés. Une lueur d’espoir.


Entre deux mondesOlivier Norek

Éditions Michel Lafon / 2017


414 pages


Genre : Policier




Résumé :

Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l'attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.

Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu'il découvre, en revanche, c'est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n'ose mettre les pieds.

Un assassin va profiter de cette situation.

Dès le premier crime, Adam décide d'intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il est flic, et que face à l'espoir qui s'amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.

Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu'elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d'ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.




Bonjour à tous,

Aujourd'hui on est lundi et pour bien commencer la semaine, je vous propose de faire un petit point sur celle qui vient s'écouler. 

Je rappelle le principe de ce rendez-vous pour ceux qui ne connaîtraient pas : se retrouver chaque semaine pour faire le point sur nos lectures en répondant à trois questions :

- Qu'avez-vous lu la semaine dernière ?
- Qu'êtes-vous en train de lire ?
- Que comptez-vous lire ensuite ?

→ Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane. N'hésitez pas à aller y jeter un coup d’œil.


Bonjour à tous, 

Je suis heureuse de vous retrouver après cette longue absence. Et pour bien commencer l'année, quoi de mieux qu'un " C'est lundi, que lisez-vous ? ". Résolution d'usage à cette époque de l'année, je vais essayer de m'y tenir. Surtout qu'avec tous les nouveaux titres qui ont débarqué cette semaine à la librairie ( ma première rentrée littéraire en tant que libraire !), je pense que je vais avoir plein de belles découvertes à partager avec vous. 


Je rappelle le principe pour ceux qui ne connaîtraient pas : se retrouver chaque semaine pour faire le point sur nos lectures en répondant à trois questions :

- Qu'avez-vous lu la semaine dernière ?
- Qu'êtes-vous en train de lire ?
- Que comptez-vous lire ensuite ?

→ Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane. N'hésitez pas à aller y jeter un coup d’œil.



Je rappelle rapidement le principe pour ceux qui ne connaîtraient pas encore. Ce rendez-vous a été initié par Mallou et est maintenant géré par Galleane. Le but est simple, se retrouver chaque semaine pour parler de nos lectures passées, en cours et à venir.



Comme chaque lundi, on répond à ces trois petites questions :


1. Qu'ai-je lu la semaine dernièrement
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?


Oneida

Tome 1 : L'éveil des secrets

Fantastique

Auto-édition

Pages : 348

Résumé :

" Bien des espoirs reposent sur celle qui un jour a disparu… » Retrouvée à l’âge de quelques mois, sans identité, Célia rêve de comprendre d’où elle vient et de retrouver sa famille. À 21 ans, lorsqu’enfin elle découvre deux indices sur ses parents, elle se rend en Gaspésie, en plein cœur des montagnes, pour en apprendre davantage. Elle s’y lie d’amitié avec Noah, qu’elle aimerait si facilement d’amour, si ce n’était de ce petit inconvénient… La recherche de ses origines la mènera dans une aventure qui ne fait que commencer, à moins que certains secrets du passé ne fassent tout basculer en décidant de réclamer leur dû… Célia n’aura d’autre choix que de s’armer de courage, croire en l’incroyable, et rien de moins que d'accepter l’inacceptable : la vérité!"

Je vous l’avais promis, le voilà : mon avis sur l'Éveil des secrets, premier tome de la trilogie Oneïda. Rappelez-vous, il y a environ un mois je publiais cette interview de Yolaine, qui avait gentiment accepté de répondre à mes questions à l’occasion de la sortie de son premier roman.



Vous aimez le fantastique, l’urban fantasy ou encore la bit-lit, mais vous en avez assez des vampires et des loups-garous ? Et si vous changiez un peu. Voici mon top des meilleurs romans avec des Sidhes ( et autres créatures de la Féérie ).

Résumé :

" Imaginez un monde où ni la pauvreté, ni la guerre, ni les livres n’existeraient plus. Le technomonde.

Imaginez un lieu hors du temps, qui abriterait tous les rêves de l’humanité. La Bibliothèque.

Imaginez que ces deux univers se rencontrent.

À 10 ans, Émilie est choisie pour devenir la nouvelle Bibliothécaire. Elle a le pouvoir d’entrer dans les rêves, et de les vivre comme s’ils étaient réels. Son premier livre la conduira sur une voie semée d’embûches, de magie et de doutes.
L’accompagnerez-vous ? "




No et moi, Delphine de Vigan


Résumé :


" Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu’au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu’elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin.
Mais nul n’est à l’abri... "



Le printemps des barbares, Jonas Lüscher

Edition : Autrement

Genre : Littérature















Résumé : 

" Il y avait eu des signes avant-coureurs la veille au soir, des barbares mais durant la nuit la situation s'était encore aggravée. Pendant que Preising dormait, l'Angleterre sombrait. »Amateur de pantalons en velours et de mocassins rutilants, Preising n'a guère l'âme d'un aventurier. Dans un luxueux club au coeur du désert tunisien, le voici contraint de côtoyer une horde de traders londoniens venus célébrer un mariage dans une débauche d'alcool et d'argent. Au lendemain d'une nuit de fête, la panique se propage à la vitesse de l'éclair : la Grande-Bretagne aurait fait faillite. Soudain ruinés, les golden boys perdent toute retenue. Du maître-nageur aux dromadaires, nul n'échappe à leur folie destructrice. Conte philosophique, roman de la crise économique, comédie de moeurs, Le Printemps des barbares est avant tout une formidable satire de notre époque."

Premier roman de Jonas Lüscher, jeune auteur suisse, le printemps des barbares, se présente comme un conte philosophique moderne. 

J’avais pas mal d’attente envers ce roman, couronné du prix Franz Hessel en 2013. Le concept de départ, un conte moderne et cruel dénonçant notre société ultralibéraliste m’avait séduite, mais j’ai trouvé le résultat plutôt décevant. Je m'attendais à quelque-chose qui ressemblerait un peu à du Jean Teulé qui est capable de nous raconter les pires travers de l'humanité avec son style incisif et son humour noir. On en est très loin.

 A mon sens, le plus gros problème de ce roman, c'est son manque de rythme. C'est simple. Il ne se passe rien. Le style est assez ampoulé et les digressions perpétuelles de Preising ralentissent énormément l'action. On passe les deux tiers du roman à attendre une crise qui est finalement bien vite menée et assez loin du déchaînement de violence promis dans le résumé. La narration elle-même est très spéciale avec un narrateur qui nous raconte une histoire qu'un autre personnage, Preising en l’occurrence, lui a racontée. 

Le personnage de Preising, véritable candide des temps modernes, est intéressant, mais son profond détachement vis-à-vis de la situation qu’il raconte, m’a empêché de m’investir émotionnellement dans l’histoire. On peut tout de même reconnaître à l’auteur le mérite de pousser le lecteur à réfléchir sur nos sociétés ultras capitalistes, car les évènements narrés dans ce roman, quoique fictionnels, n’en sont pas moins plutôt réaliste. Malgré tout, à l’instar de Preising, l’auteur se contente de constater sans réellement apporter d’éléments nouveaux au débat. Les derniers mots du narrateur à la fin du livre résument plutôt ce constat :

 « Et qu’avait-il prouvé par là ? Avec cette histoire triste et pleine de tragiques hasards ? Une histoire qui ne délivre aucun enseignement. »

Bref, vous l'aurez deviné, je ne vous recommande pas particulièrement ce livre. Après, ce n'est que mon avis personnel, d'autres le trouveront peut-être génialissime. Pour ne rester sur une note négative, voici quelques titres qui me viennent à l'esprit en pensant à ce livre et que je vous conseille vivement :



Mangez-le si vous voulez, Jean Teulé


Nul n'est à l'abri de l'abominable.
Nous sommes tous capables du pire!
Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune Périgourdin intelligent et aimable, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin.
Il arrive à destination à quatorze heures. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé.
Pourquoi une telle horreur est-possible?
Comment une foule paisible peut-elle être saisie en quelques minutes par une frénésie aussi barbare?






American Gods, Neil Gaiman ( Mon avis)

" Quand les anciens dieux se sont installés en Amérique, amenés par de hardis navigateurs puis par les vagues successives d'immigrants, ils pensaient trouver un territoire à la mesure de leurs ambitions. Peu à peu, cependant, leurs pouvoirs ont décliné : Anubis - l'ancien dieu des morts égyptien - en est réduit à travailler dans une entreprise de pompes funèbres ! Et de nouvelles idoles - cinéma ou Internet - se sont imposées. C'est pourtant un humain, Ombre, qui se retrouve au cœur d'un conflit titanesque : à peine sorti de prison, découvrant que sa femme est morte et que son meilleur ami était son amant, il accepte un contrat aussi dangereux qu'étrange"




Au nom de l’harmonie

Tome 1 : Zéphyr de Nathalie Chapouille

Fantastique

Editions temporelles ( créées par l'auteure)

Pages : 298









Résumé :


Après avoir survécu à une violente agression lors de ses 15 ans, Melinda Violette, pensait ne plus jamais entendre parler de cette étrange marque qui se trouvait sur la main de son sauveur. Pourtant, 10 ans plus tard, lorsque son meilleur ami, Nathan, lui offre un pendentif en tout point identique à la cicatrice en forme de spirale de l’homme qui l’avait immanquablement sauvée de la mort, elle commence à se poser des questions sur lui.

Et quand le lendemain matin, elle se réveille invisible, elle s’empresse d’appeler Nathan à la rescousse. Comme ce dernier continue à nier toute implication dans ce qui lui arrive, elle est convaincue qu’il lui cache quelque chose. D’autant plus qu’il n’a pas l’air tellement surpris de la trouver dans cet état.


Avant de vous donner mes impressions, je voudrais remercier l'auteure, Nathalie Chapouille , de m'avoir donné l'occasion de découvrir son univers.

J'avoue avoir eu un petit peu peur au début du roman à cause de quelques soucis au niveau de la concordance des temps, mais heureusement ceux-ci disparaissent rapidement et je me suis laissé emporter par la plume de l'auteure.

Dans ce roman à la première personne, nous suivons donc les aventures de Mélinda. Au début du récit, celle-ci vient de fêter ses quinze ans . Elle attend que son père vienne la chercher quand une femme armée d'un katana ( oui, vous avez bien lu, un katana) l'agresse sans raison. Heureusement pour elle, un mystérieux jeune homme vient à son secours, sacrifiant sa vie pour sauver la sienne. Nous n'en saurons pas plus sur cette agression pour le moment.

Nous retrouvons Mélinda 10 ans plus tard. La jeune femme semble s'en être plutôt bien remis. Peut-être un peu grâce à la présence de Nathan, son meilleur ami dont elle secrètement amoureuse. Un jour, celui-ci lui offre un collier et hop, la voilà invisible. Le pire dans tout ça, c'est que le beau Nathan ne semble pas plus perturbé que ça par la situation.

Ce début d'histoire est plutôt mignon et nous donne envie de découvrir les personnages. Mélinda apparaît comme une jeune fille normale auquel il est très facile de s'identifier. Sa relation avec Nathan est tout simplement adorable et surtout très drôle. J'ai trouvé l'idée de l'invisibilité vraiment géniale. Les situations que cela entraîne sont vraiment cocasses. Merci à l'auteure, grâce à elle j'ai dû passer pour une folle dans le métro à me marrer toute seule devant ma liseuse.

" Après tout, ça n'allait pas me tuer de déambuler au milieu de la foule, nue comme un ver... Je serais seulement extrêmement embarrassée, pour le plus grand plaisir de Nathan... "

L'univers va progressivement s'assombrir au fur et à mesure que les éléments fantastiques font leurs apparitions. Car si découvrir un matin qu'on est invisible doit être un brin flippant, ce n'est rien par rapport à ce que Mélinda va découvrir. La pauvre va voir son univers voler en éclat.

Si l'humour reste toujours présent, le roman nous emmène explorer une palette de sentiments beaucoup plus vaste. Au fils des pages, on passe par toutes les émotions : la joie, la peur, la tristesse, le doute, la jalousie… Comme c'est un roman à la première personne, l'histoire se concentre essentiellement sur Mélinda, mais pas seulement. J'ai beaucoup apprécié la manière dont l'auteure arrive à créer de l'empathie avec les autres personnages, notamment avec Alex. Dans ce cas précis, le procédé trouvé est ingénieux et donne une autre dimension à ce trio amoureux qui sans ça aurait pu paraître un peu revu. Je n'en dis pas plus, je vous laisse découvrir.

Mais je m'aperçois que je ne vous ai pas encore parlé d'Alex. Alex, c'est le bad boy qui va venir s'immiscer dans le duo Nathan/Mélinda. C'est pour moi la grande surprise de ce roman. De prime abord, c'est le genre de personnage qui m'exaspère. Arrogant, macho, trop sûr de lui. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi dans tant de roman l’héroïne en tombe amoureuse au bout de dix pages. Je ne sais pas d'ailleurs ce qui m'énerve le plus : le mec ou la fille. Sauf qu'on n'est pas du tout dans ce genre de schéma. Pour une fois, la fille ( Mélinda, donc) est amoureuse du gentil garçon. Encore que cela reste à voir. Je ne suis pas sûre que Nathan soit forcément si gentil que ça. En tout cas, c'est celui qui se soucie vraiment d'elle, mais revenons à nos moutons. Mélinda et Alex. Loin de l'image clichée de la jeune fille naïve, Mélinda est tout aussi agacée que moi par ce que représente Alex. Elle va lui en faire voir de toutes les couleurs et le forcer à dévoiler ce qui se cache sous sa cuirasse de gros dur. J'ai aimé cette profondeur qu'on retrouve, dans une moindre mesure chez tous les personnages. Ceux-ci sont attachants et réalistes.


" Son sourire provoquant et ses yeux pétillants emplis de cette fierté mal placée qui m'horripilait tant me donnèrent envie de le gifler, mais je me retins.


- A mon tour de te donner un conseil. Ralentis la vantardise et le narcissisme à gogo, si tu veux continuer à passer les portes "

L'écriture est fluide et l'histoire prenante. J'ai dévoré le livre jusqu'au dénouement final qui m'a laissé avec une seule envie : lire la suite. C'est donc une lecture que je ne saurais que vous conseiller.


Retrouver Nathalie Chapouille :

Sur sa page Facebook : Nathalie Chapouille
Sur le site des éditions temporelles : Les editionstemporelles.com



Hey, Nostradamus, David Coupland

Edition : Au diable Vauvert

Genre : Roman noir

Pages : 296

"Dieu est partout
Dieu est nulle part"







Résumé :

Enceinte et secrètement mariée, Cheryl griffonne sur un cahier d’écolier ce qui deviendra ses dernières volontés, juste avant que trois élèves de son lycée, désaxés et déchaînés, mitraillent la cafétéria du lycée. Submergée par la paranoïa, la peur des adolescents et le zèle religieux suscité par le massacre, cette banlieue assoupie réagit en séparant les bons des méchants pour que tout continue comme si de rien n’était. Mais pour une poignée de personnes, toujours sous le choc de cet horrible jour, la vie a définitivement déraillé.

Hey Nostradamus nous raconte les lendemains d’un massacre dans un lycée de Vancouver en 1988. Pour la petite anecdote, je n’avais pas du tout prévu de lire ce roman. J’étais venu à la bibliothèque pour chercher Génération X du même auteur dont on m’avait dit beaucoup de bien. Comme il était sorti, j’ai regardé un peu les livres autour et j’ai été séduite par la couverture de celui-ci. Vraiment, je la trouve magnifique et c’est bien la seule raison qui m’a fait prendre ce livre ( enfin, ça et le fait que j’étais venu pour découvrir cet auteur). L’idée de lire un roman sur une fusillade dans un lycée ne m’inspirait pas des masses. J’avais un peu peur de tomber dans le schéma cent fois revu d’adolescents désabusés, bercés à Marylin Manson et accros aux jeux de tir à la première personne. Et bien, pas du tout. La fusillade est finalement assez secondaire. C’est juste l’élément déclencheur de la réflexion. Si elle est présente telle une ombre dans tout le roman, on en parle finalement très peu. Quant au tueur, leurs portraits sont à peine esquissés. L’auteur ne cherche d’ailleurs pas à expliquer leurs motivations. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas le massacre le sujet du roman, ni même ce qui peut pousser l’être humain à massacrer ses semblables, mais plutôt la quête de soi, la spiritualité, le chagrin, la difficulté d'accepter la perte d'un proche…


"- As-tu jamais douté de... de tes croyances ?
Il me regarda par dessus le rebord de son verre. "Si tu m'avais posé cette question, il y a dix ans, je serais devenu violet et je t'aurais flanquée dehors, même si je n'étais pas chez moi. Je t'aurais considérée comme une personne nuisible. Je t'aurais méprisée. Mais maintenant, je peux te répondre oui, sans que cela ne m'écorche la bouche, sans même le sentir. J'ai l'impression d'être lourd. aussi pesant que des haltères. J'ai simplement envie de m'immerger dans la planète, comme un rocher dans un marécage, et d'en finir avec tout ça."

Au cœur de ce roman à quatre voix, un personnage : Jason. C’est sa petite amie, Cheryl, mortellement blessée lors de la fusillade, qui ouvre le bal. Elle sait qu’elle va mourir, pourtant, elle fait calmement le point sur sa vie. Récemment convertie, elle nous raconte sa vision de la religion et son histoire d’amour avec Jason.

"La sérénité, c’est ce que j’ai maintenant ici- peu importe où ici se trouve. je ne fais plus partie du monde et je n’appartiens pas encore à ce qui suit"

Vient ensuite le tour de Jason lui-même. Dix ans ont passé depuis la fusillade et la mort de Cheryl, mais il ne s’en est toujours pas remis. Détruit par les événements qui ont suivi la fusillade, luttant contre l’endoctrinement religieux qu’il a subi, c’est un être profondément marqué qui a sa propre spiritualité.

"En tout cas, ces amis ne se bagarrent pas à propos de serviettes ou de porte-serviettes - ou du moins, ça n'arriverait pas si je dirigeais le monde. D'accord, vaut mieux laisser tomber cette histoire de diriger le monde, je peux à peine arriver à faire reconnaître mon existence par les portes automatiques de Save-On-Foods. Je dois donc accepter ce que m'offre la vie. Le prendre avec un sourire. Me calmer."

Puis celui-ci disparaît et c'est au tour d’Heater, sa compagne, de prendre la parole. Enfin, le roman se termine par le point de vue de Reg, le père de Jason que son fanatisme a éloigné de tous et plus particulièrement de son fils.


4 narrateurs, 4 conceptions de la vie totalement différentes, 4 façons de croire. Chaque point de vue nous éclaire sur les autres, dressant petit à petit une vision d’ensemble du tableau et nous invitant à remettre en question ce qu’on tenait pour acquis. En nous plongeant dans l’intimité la plus profonde de chacun de ses personnages, l’auteur nous pousse à réfléchir à la vie, à la religion dans ce qu’elle a de meilleur et de pire. Un sujet terriblement d’actualité, traité de façon particulièrement intelligente, sans accusations, réquisitoire ou préjugé. Si la vision du genre humain proposé par l’auteur est plutôt pessimiste, le roman se termine par une note positive, une déclaration d’amour d’un père à son fils qui prouve que tout le monde peut changer.





American Gods, Neil Gaiman

Edition : Au Diable Vauvert

Genre : Indéfinissable

Pages : 700

Lauréat du prix Hugo et du prix Nébula en 2002









Résumé :
" Quand les anciens dieux se sont installés en Amérique, amenés par de hardis navigateurs puis par les vagues successives d'immigrants, ils pensaient trouver un territoire à la mesure de leurs ambitions. Peu à peu, cependant, leurs pouvoirs ont décliné : Anubis - l'ancien dieu des morts égyptien - en est réduit à travailler dans une entreprise de pompes funèbres ! Et de nouvelles idoles - cinéma ou Internet - se sont imposées. C'est pourtant un humain, Ombre, qui se retrouve au cœur d'un conflit titanesque : à peine sorti de prison, découvrant que sa femme est morte et que son meilleur ami était son amant, il accepte un contrat aussi dangereux qu'étrange"
J’ai longuement hésité avant de faire cette chronique. American Gods est tellement dense, tellement riche que je me demandais par quoi j’allais commencer. Mais sincèrement, je ne pouvais pas ne pas vous parler de ce livre que j’ai vraiment adoré.

Commençons par le début. Ombre, le personnage sur lequel est centré le roman, s’apprête à sortir de prison. Détenu modèle et repenti, il ne rêve que de rentrer chez lui où, pense-t-il, l’attendent sa femme et un boulot dans la salle de sport de son meilleur ami. Ses projets vont être compromis quand le directeur de la prison le convoque pour lui annoncer que sa femme et son meilleur ami on eut un accident de voiture.

En se rendant à l’enterrement, Ombre fait la connaissance de Voyageur, un personnage étrange qui lui propose un travail d’homme à tout faire. L’ancien taulard commence par refuser, mais voyageur n’est pas le type d’homme auquel on peut dire non. Il finit donc par accepter le boulot. Le voilà alors impliqué bien malgré lui dans une guerre qui le dépasse, une guerre où anciens dieux et nouveaux se disputent le droit d’exister.

“ Il n'y a dans toute la Bible qu'un seul personnage à qui Jésus promet personnellement une place avec lui au Paradis. Ce n'est ni Pierre, ni Paul, ni aucun de ces gars-là : c'est un larron qu'on est en train d'exécuter. Alors, ne dites pas de mal des condamnés à mort. Si ça se trouve, ils savent des choses que vous ignorez.”

American Gods, est un roman exigeant. C’est un des livres les plus compliqués que j’ai eu l’occasion de lire. Franchement, parfois, il faut s’accrocher. Mais cela vaut le coup. C’est un roman d’une richesse incroyable, qui fourmille d’anecdotes et de références. L’Amérique y est dépeinte comme une terre sauvage où tous les peuples ont un jour mis les pieds, emmenant avec eux leurs croyances et leurs dieux. J’ai adoré rencontrer tous ces dieux et déesses. J’en connaissais certains comme Odin, Loki, Kali, Horus, d’autres comme Anansi ou Czernobog m’étaient totalement inconnus. J’ai bien aimé aussi les interludes qui racontent l'arrivé de tous ces dieux en Amérique. J’ai appris plein de choses, même si je ne suis pas sûre d’avoir tout retenu.

Mais revenons à notre histoire. Des siècles ont passé depuis l'arrivée de ces dieux en Amérique. Leurs fidèles les ont oubliés, les privant de la foi à l’origine de leur pouvoir. Autrefois surpuissants, ils ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes et survivent comme ils peuvent. Si certains s’en sortent mieux que d’autres, pour la plupart ce n’est guère reluisant. Ils font des petits boulots, montent des arnaques, se prostituent, il y en a même qui se suicident… Gaiman ne manque pas d’humour et n’a aucun complexe à faire descendre les dieux de leur piédestal. Ceux-ci ont leurs qualités et leurs défauts. Ils sont profondément semblables aux humains qui les ont créés.

Les dieux ne sont pas les seules victimes de la plume acerbe de Gaiman. American Gods dresse aussi un portrait au vitriol de notre société moderne où les anciennes divinités on était remplacé par le culte des objets de consommations. Les nouveaux dieux qui se dressent contre les anciens portent des noms comme “ Média”, “Ville”, “Télévision”, mais même eux sont menacés par un monde où rien ne dure. Si le roman vise en premier lieu l'Amérique en la proclamant comme "une terre stérile" pour les dieux, nous ne sommes pas très loin de la société de consommation, de cette course à la nouveauté qui nous conduit à ne plus prendre le temps de réfléchir à ce qui est réellement important.

“ je peux croire des choses vraies et des choses fausses, et même des choses dont personne ne sait si elles sont vraies ou fausses. Je crois au Père Noël, au lapin de Pâques, à Marilyn Monroe, aux Beatles, à Elvis et à M. Ed, le cheval parlant [...]. je crois que les gens peuvent s’améliorer, que la connaissance est infinie, que le monde est dirigé par des cartels de banques secrets et régulièrement visité par des extraterrestres- des gentils qui ressemblent à des lémuriens ridés et des méchants qui mutilent le bétail et convoitent notre eau ou nos femmes. Je crois que les lendemains chantent, mais aussi qu’ils déchantent, je crois qu’un de ces jours la Femme-Bison Blanc va revenir nous botter le cul. Je crois que les hommes ne sont que de petits garçons montés en graine avec de profonds problèmes de communication, que le déclin de la sexualité en Amérique coïncide avec le déclin des drive-in dans la plupart des États. Je crois que tous les politiciens sont des escrocs sans scrupules mais qu’ils sont préférables à l’alternative. “
Dans ce roman, Neil Gaiman mêle avec habilité Fantasy, Thriller, Erotisme, Conte et légende, road movie… Bref, un livre à part que je vous conseille vivement. Je vous laisse avec la bande-annonce de la série adaptée du roman qui sortira en 2017.




Miss Peregrine et les Enfants Particuliers, Ranson Riggs

Edition : bayard ( Collection "Fais-moi peur" )

Roman jeunesse / Fantastique

pages : 433







“ On s'accroche à nos contes de fées jusqu'à ce que le prix de ces croyances deviennent trop exorbitant.”


Résumé :
"Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé un partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l'avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d'un orphelinat pour enfants "particuliers". Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d'enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des "Monstres".

Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s'enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quête de vérité sur l'île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n'a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ? Et s'ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela paraisse... "

Miss Peregrine et les enfants particuliers, un titre intriguant pour une histoire qui l’est tout autant.


Contrairement à beaucoup, je n’ai pas particulièrement aimé le design de ce livre. Il donne l’impression d’être un peu vieillot et je ne sais pas si j’aurais pris ce livre dans les rayons si l’on ne me l’avait pas conseillé. D’autant plus qu’il n’y a pas de résumé sur la quatrième de couverture, juste des photos étranges (le résumé est à l’intérieur du livre, mais je ne l’ai vu qu’après). On se demande donc de quoi ça parle. Je trouve ça un peu dommage, car je pense que l’auteur passe à côté de nombreux lecteurs, notamment auprès du public visé, la jeunesse, mais bon, après ce n’est que mon avis. Je suis sûre que d’autres seront attirés par l’étrangeté qui se dégage de ce livre et auront envie d’en savoir plus.

Par contre, une fois dépassé le côté étrange des photos, je me suis laissé embarqué par cette histoire de monstres, de boucles temporelles et d’enfants aux pouvoirs extraordinaires. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été à ce point passionné par un roman. Une fois le livre commencé, impossible de le lâcher.

Miss Pérégrine et les enfants particuliers est un roman original mêlant fantastique et
Histoire ( avec un grand H). Les vieilles photos ( chinées par l’auteur auprès de collectionneurs) qui parsèment le texte, procurent à ce récit imaginaire, un côté réaliste plutôt perturbant. L’ambiance se met en place petit à petit, passant de l’univers du rêve et de l’enfance avec les histoires que racontait Grandpa à Jacob quand il était petit, à quelque chose de beaucoup plus sombre. Les heures sombres du nazisme planent sur ce roman qui nous pousse à réfléchir sur ces horreurs qui ont marqué notre histoire, le nazisme, la guerre, la persécution des juifs, mais aussi sur la peur de la différence, l’enfance et l’immortalité. Le résultat est parfois dérangeant, mais dans le bon sens du terme. Le genre de lecture dont on sort un peu changé. 

"J’avais toujours eu conscience que le ciel était plein de mystères, mais je réalisais seulement aujourd’hui que la Terre l’était aussi."


La plume de l’auteur est excellente et l'on se surprend à se mettre à la place de Jacob, à vivre ses doutes et à se poser les mêmes questions que lui. On a envie de résoudre le mystère des enfants particuliers. Les personnages sont attachants et apportent l’humour et la douceur nécessaire pour contrebalancer le côté sombre du roman.



"Avant de venir à Cairnholm, je rêvais d'échapper à la monotonie de ma vie. Mais ma vie n'avait jamais été ordinaire. Seulement, je n'avais pas remarqué ce qu'elle avait d'exceptionnel."


Bilan : une histoire passionnante, un univers sombre et étrange à la Tim Burton, pas étonnant que celui-ci ait eu envie de l’adapter au cinéma.