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Suite et fin de ce tag sur mes habitudes d’écriture. Vous pouvez retrouver ici les parties 1 et 2.

21. Lorsque vous écrivez, revenez-vous sur vos phrases pour les corriger au fur et à mesure, ou êtes-vous plutôt du genre à ne pas revenir en arrière tant que l’inspiration est là ?


Je reviens en arrière très, très souvent. Premièrement, j’écris sans plan, les idées prennent forme pendant la phase d’écriture, voire de réécriture. Je dois donc souvent modifier le début du texte pour éviter les incohérences ou mettre en place une nouvelle idée. Deuxièmement, relire ce que j’ai écrit dernièrement me permet de remettre dans le ton avant de commencer à écrire la suite. Pour finir, j’aime faire les corrections au fur et à mesure, notamment pour l’orthographe et les répétitions. Enfin, « j’aime » est un mot un peu fort. C’est surtout que je nous connais moi et mon poil dans la main. Si je devais corriger tout le texte d’un coup, je me découragerais très vite et il me faudrait des années pour en venir à bout. Alors qu’un peu de correction de temps en temps, cela passe plutôt bien et me permets de travailler sur mon texte quand l’inspiration n’est pas au rendez-vous.

22. Écrivez vous « porte ouverte » (en montrant tout au fur et à mesure à vos lecteurs), ou « porte fermée » (en ne montrant rien tant que le point final n’a pas été posé, et la relecture effectuée) ?


Porte ouverte. Je fais partie de ces grandes stressées de la vie qui doute en permanence. Une fois que l’excitation du début est passée, je me mets toujours à trouver tout un tas de défauts à mes textes, à les trouver nuls ou inintéressants. J'ai besoin que quelqu'un vienne me remettre les idées en place. C'est souvent mon petit-frère qui s'y colle, surtout que je sais que je peux avoir confiance en lui et que si le texte est en effet pourri ou part dans la mauvaise direction, il n'hésitera pas à me le dire.


23. Avez-vous un planning d’écriture où vous échelonnez votre production à venir ?


Non. J’essaye (avec plus ou moins de réussite) de m’imposer des plages horaires où je travaille sur mes textes, mais je ne me fixe jamais d’objectifs précis. Je suis de celles qui pensent que se forcer à écrire n’est pas toujours productif.


24. En moyenne, combien de fois revenez-vous sur un texte pour le corriger ?


Au moins cinq ou six fois, beaucoup plus pour certains passages, notamment pour le début.

25. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo ?


Pas vraiment. C’est quelque chose que j’ai vraiment envie de faire, il m’est même arrivé de m’y inscrire, mais ce n’était jamais le bon moment et je ne m’y suis jamais mise sérieusement.

26.  Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?


Oui, mais pas à tout le monde. Cela reste quand même quelque chose d’assez personnel.


27. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Sinon, pourquoi ?


Oui, j’ai fait plusieurs bêta-lecture, dont Les portes du Quevorah, d'Arnaud Cornillet, sorti  aux éditions Fantasmagorie et les passeurs de lumière, de Blandine P.Martin, aux éditions Reines-beaux ( J'en profite pour leur faire un peu de pub :) ). Je passe aussi pas mal de temps sur les forums d’écriture à corriger les textes des autres. Cela n’influence pas forcément ma façon d’écrire. Par contre, cela me permet de repérer pas mal d’erreurs récurrentes ( c’est toujours plus facile sur les textes des autres :) ) et ainsi d’essayer d’éviter de les reproduire dans mes propres textes.

28. Quel a été votre premier texte abouti ?


La première fois que j’ai écrit le mot FIN dans un roman , c’était sur un texte de Fantasy et  j’avais 12-13 ans. De là à dire qu’il était abouti, ça, c’est une autre histoire :) . Comme on dit, c’est en forgeant qu’on devient forgeron.
Non, même si je garde un souvenir ému de cette première expérience d’écriture,  le premier texte où je suis vraiment allée au bout du boulot, correction, bêta-lecture…, c’est le premier tome de l’apprentissage du sang. En espérant que plein d’autres textes suivront.

Voilà, c'est la fin de ce tag. J'espère que cela vous a plu. Si vous avez envie de découvrir l'univers d'autres auteurs, je vous invite à jeter un œil à mon interview de Blandine P. Martin ( c'est par ici ).

A découvrir prochainement : Rencontre avec # 2 : Sandrine Isac, auteure des gardiennes de l'ombre ( mon avis ici)


Voici la suite de ce tag sur mes habitudes d'écriture.

Vous avez raté le début, pas de problèmes, c'est par ici.

11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?


Je préfère écrire des romans. À vrai dire, j’admire beaucoup les gens qui sont capables de faire tenir une histoire dans le format de la nouvelle. Moi, j’ai besoin de temps pour mettre en place la situation, développer mes personnages...

12. La question maudite : et vos tics d’écriture, pouvez-vous nous en parler ?


Bien sûr. J’en ai plusieurs même si j’ai appris à repérer la plupart. Tout d’abord, j’ai un esprit très cartésien. Mes études scientifiques n’ont pas vraiment arrangé la chose. J’ai donc tendance à “structurer” mes textes comme une dissertation en ajoutant des “ donc”, “en effet”, “car” partout.

Je suis aussi une grande fan des adverbes. J’en sème un peu partout dans mes textes. Et ce tic-là, je n’ai pas encore réussi à le corriger.


13. Êtes-vous auteur de fanfictions ? Si oui, quels fandoms ? Si non, pourquoi ?


Non. Je crois même que je n’en ai jamais écrit. Pourquoi, par contre, je ne sais pas trop. J’en invente pourtant plein — J’adore réinventer l’histoire d’un film ou d’un livre, imaginer comment les choses auraient pu se dérouler s’il c’était passé ça ou ça —, mais je n’ai jamais ressenti le besoin de les coucher sur le papier. Peut-être parce que j’ai toujours eu plus d’idée que de temps pour les écrire. Je me suis donc concentré sur les univers que j’avais inventés moi-même, je n’ai rien contre les fanfictions, bien au contraire. 


14. Si l’un de vos textes venait à être publié, et à avoir un succès fou, verriez-vous les fanfictions inspirées de votre récit d’un bon œil ?


Bien sûr. Cela serait un grand honneur que mes divagations intéressent suffisamment les gens pour qu’ils se les approprient. Je crois que ce serait le plus beau compliment qu'on puisse me faire.


15. Pouvez-vous écrire plusieurs textes à la fois ?


Oui. J’ai toujours plusieurs textes en cours. Par contre, je ne travaille pas vraiment dessus en même temps. Je ne vais pas travailler sur un texte le lundi, sur un autre le mardi et un troisième le mercredi. C’est plutôt, je bosse un mois sur un texte, et quand je manque d’inspiration ou que je viens de passer un palier, je le laisse reposer et travaille sur un autre texte pendant ce temps là. 


16. Avez-vous des bêta-lecteurs « attitrés » ?


C’est difficile à dire vu qu'un seul de mes textes à passer le stade de la béta-lecture, mais j’en ai des plus fidèles que d’autres. Comme mon petit-frère, première victime de la plupart de mes essais littéraires. C’est toujours lui que je vais voir quand j’ai un doute sur quelque chose ce qui fait qu’il doit souvent se payer le texte bien avant qu’il soit finalisé. C'est aussi lui qui me "gronde" quand mes textes n'avancent pas et qu'il doit attendre trop longtemps pour avoir la suite. Donc, merci frangin, de me soutenir comme tu le fais.


17. Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?


Oui, c’est d’ailleurs assez récent. La musique me permet de me couper de ce qu’il a autour. J’écoute souvent la même playlist ce qui me permet de ne plus l’entendre quand je suis concentrée.


18. Pouvez-vous écrire partout ?


Ça dépend. J’ai besoin d’être au calme et d’être sûre que personne ne regarde ce que j’écris par-dessus mon épaule (je suis limite parano par rapport au dernier point. Je ne supporte pas de voir quelqu’un lire mon texte, surtout s’il n’est pas finalisé). À part ça, je n’ai pas de lieu attitré à l’écriture. Je peux écrire chez moi, dans le jardin, dans le train… Tant que les deux conditions mentionnées ci-dessus sont respectées, cela me va. 


19. Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?


Beaucoup. Surtout les lectures récentes. Quand je suis en pleine phase d’écriture, j’ai intérêt à faire attention à ce que je lis, car il est fort possible que le style de l’auteur déteigne (un peu) sur le mien. 


20. Êtes-vous du genre à partir d’une idée, écrire, et prévoir le scénario en chemin, ou à tout planifier avant de commencer l’écriture, même si par la suite vous devez dévier de votre synopsis ?


J’ai tendance à foncer tête baissée dès que j’ai une idée. D’où les longues phases de maturation, le temps de trouver comment l’histoire évoluera en fonction de ce que j’ai appris des personnages, et les projets non aboutis qui encombrent mon disque dur.



Voilà, c'est fini pour aujourd'hui. J'espère que cet article vous a plu.

Envie de répondre vous aussi à ce tag, n'hésitez pas à laisser le lien en commentaire.





J’ai découvert ce tag sur le blog de Laura Ferret-Rincon, Les dessous de la Plume. Je n’ai pas résisté à l’envie d’y répondre moi aussi.

C'est parti !

01. Qu’écrivez-vous en ce moment ?


Dur, dur de répondre à cette question parce que j’ai toujours trente-six mille projets en cours. Mais pour faire court, en ce moment, je travaille essentiellement sur le tome 2 de ma série d’aventure jeunesse, l’apprentissage du sang. Le premier jet devrait être terminé pour la fin du mois. Sinon, au programme pour la rentrée, un roman de science-fiction pour ado à terminer, un roman de Fantasy coécrit avec mon petit-frère et bien sûr, commencer l’écriture du tome 3 de l’apprentissage du sang. Sans oublier les corrections éditoriales du tome 1 qui devrait arriver incessamment sous peu. Bref, je ne risque pas trop de m’ennuyer. Pour m’aider à garder le cap, je me suis inscrite au projet « Voulez-vous écrire un roman avec moi ? », proposé par Marièke, du blog Mécanismes d’Histoires. L’objectif, s’entraider pour qu’au bout d’un an tous les participants aient écrit un roman. Si cela vous intéresse, n’hésitez pas à aller faire un tour ici, tout est expliqué.


02. Quel est le registre d’écriture ( comique, tragique, horreur, humour, etc.) dans lequel vous êtes le plus à l’aise ?



Difficile à dire. Je crois que j’aurais du mal à écrire un roman qui se cantonne à un seul genre. J’écris comme cela me vient en adaptant le registre au sujet du roman ou de la scène. Je pense par contre que j’aurais beaucoup de mal à écrire un texte d’horreur. Mais si je trouve une idée géniale qui m’oblige à m’y frotter, je tenterai probablement le coup quand même.



03. Thé, café, jus d’orange, de carotte, chocolat chaud… Buvez vous quand vous écrivez ?


J’aime bien avoir une tasse de thé ou de café à côté de moi quand j’écris, même s’il m’arrive souvent de l’oublier quand je suis plongé dans une scène. Cela me permet de relever la tête de temps en temps, de prendre un peu de recul sur ce que je suis en train de faire.




04. Vers quel genre de récit (imaginaire, polar, épistolaire) vous tournez vous naturellement lorsqu’une idée vous vient ?


Les idées me viennent plutôt dans le genre imaginaire. J’adore la Fantasy, j’en lis beaucoup et j’adorerais en écrire. Le problème, c’est qu’une idée ne suffit pas toujours à faire un roman. La littérature de l’imaginaire nécessite un énorme travail de création d’univers avant de pouvoir commencer à faire vivre l’histoire, et pour l’instant, je n’ai jamais eu le courage de le faire jusqu’au bout. Mais cela fait partie de mes projets.




05. Avez-vous un moment privilégié pour écrire dans la journée ?


Non, pas vraiment. J’ai besoin d’avoir du temps devant moi pour écrire, sinon, soit je n’avance pas, soit je finis frustré d’être obligé de m’interrompre. J’écris donc quand j’arrive à libérer plusieurs heures dans mon emploi du temps. En ce moment, comme je travaille l’après-midi, c’est plutôt le matin. En période scolaire, à l’inverse, c’est plutôt en fin d’après-midi ou le week-end. J’ai par contre un peu de mal à m’y mettre le soir, mais qui sait, cela viendra peut-être un jour, si le boulot ou les responsabilités familiales ne me laissent que cette plage horaire pour écrire.



06. À quelle vitesse écrivez-vous ?



Cela dépend vraiment de mon inspiration. Je peux écrire énormément pendant une période, puis ne plus toucher au texte pendant des jours, voir des semaines. En ce moment, j’essaye d’écrire plus régulièrement pour essayer de m’habituer à une sorte de routine. Ma façon de faire actuelle fonctionne pas mal tant que je suis étudiante, mais risque de poser problème quand les responsabilités de la vie d’adulte s’accumulent. Pour l’instant, cela marche plutôt bien. J’arrive à m’y mettre presque tous les jours, mais je ne me fais pas trop d’illusions. C’est les vacances, même si je travaille pendant l’été, j’ai quand même la tête plus libre pour écrire. Les choses risquent de se compliquer quand il va falloir reprendre les cours, bosser pour les exams, partir à la recherche d’un stage…



07. Quelle est la chose que vous ne pouvez pas vous empêcher de mettre dans vos textes ?


J’ai remarqué que je ne pouvais m’empêcher de glisser des personnages de gamins dans mes textes. Vous savez le petit frère que tout le monde trouve tellement mignon, mais qui peut s’avérer tellement pénible quand c’est à vous de vous en occuper. Ça, et les animaux. Mes personnages ont souvent des animaux de compagnies, chat, chien et même un furet dans le dernier roman sur lequel je suis en train de travailler. De quoi ajouter la petite touche kawaii indispensable, à mon sens, à tout roman qui traite de sujets pas forcément très marrants.



08. Papier stylo ou Word clavier


Les deux, une pour chaque étape. J’écris d’abord sur papier tout ce qui me passe par la tête, histoire de fixer les idées. Je ne me préoccupe pas trop du style à ce moment-là. C’est déjà bien assez compliqué d’extraire une scène de son imagination pour la coucher sur une feuille blanche. Je note donc les choses comme elles viennent, je barre, je rature, je fais des flèches dans tous les sens. Ensuite, je passe à l’ordinateur. Comme les idées sont posées, c’est plus facile de se concentrer sur l’écriture, sur ce qu’on veut transmettre au lecteur… Par contre, pas de Word. Je suis une fervente adepte de Libre Office (Anciennement Open Office). Pourquoi payer une licence une fortune quand on a (presque ?) aussi bien en open source ?


09. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?



Étant donné la diversité des textes que j’ai pu écrire, ainsi que leur nombre, quand même pas si important que ça, c’est assez dur à dire. Si je devais trouver une réponse, je dirais la quête de soi. Mes personnages principaux sont souvent des adolescents qui, confrontés à des situations difficiles, sont obligés de remettre en cause ce qu’ils croyaient connaître du
monde, des autres, mais surtout d’eux même. Adi, le personnage principal de l’apprentissage du sang, par exemple, est un peu prétentieuse au début du roman. Elle est pétrie de grands principes et d’idées préconçues. Issue d’un milieu plutôt aisé, élève modèle, elle n’a jamais vraiment eu l’occasion de se confronter aux limites de ce qu’on lui avait appris. Elle croit tout savoir, mais va s’apercevoir qu’elle est assez loin du compte. Pour l’héroïne du pays des enfants parfaits, c’est l’inverse. Elle n’a pas eu une vie des plus faciles. Elle a été confrontée très tôt à la maladie et à la pauvreté, mais elle aussi a un peu tendance à tout faire tourner autour d’elle : de sa souffrance, de son manque d’amour... Rencontrer des gens qui n’ont pas eu non plus une existence parfaite va lui apprendre à relativiser sa propre situation.




10. Que corrigez-vous en ce moment ?


Je corrige mes textes au fur et à mesure que je les écris, donc ma réponse sera à peu près la même que dans la question 1. Je travaille en ce moment sur le tome 2 de l’apprentissage du sang. L’écriture à proprement parler, ainsi que la première phase de correction (orthographe, répétition…) sont presque terminées. Plus que quelques chapitres avant le point final. Le roman passera ensuite à la phase suivante : relecture complète, correction et bêta-lecture. Le tout devrait être terminé fin août, pile à temps pour commencer les corrections éditoriales du tome 1.


Et voilà. C’est amusant de répondre à toutes ses questions. Cela nous force à réfléchir à notre façon de travailler.


À bientôt pour la suite de ce tag ( par ici )