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De Stephen King à Murakami en passant par Amélie Nothomb, nombreux sont les grands auteurs à nous conseiller de nous enfermer tous les matins dans notre bureau pour travailler sur notre roman. Sans forcément nous astreindre aux quatre heures minimum recommandées (difficilement conciliable avec un emploi salarié) par ces forçats de l’écriture, voyons ce que nous gagnerions à écrire quotidiennement.


Bonjour à tous,

Après une longue absence sur le blog, je reviens avec une annonce de taille : la date officielle de la sortie de mon premier roman qui sortira donc le 24 septembre chez Nats editions. 
Mais trêve de bavardage, je vous laisse découvrir sans attendre la couverture ainsi que le résumé.




Résumé : 


À 14 ans, ma vie ne pourrait être plus banale.
Mais, lorsque je suis enlevée par une organisation criminelle qui souhaite exploiter mes « particularités », je me retrouve apprentie cambrioleuse à New York.
Je ne peux nier que cette nouvelle vie est trépidante et pleine de surprises, mais j´aimerais bien savoir comment je me suis retrouvée là…
Et surtout, pourquoi moi ?


Ca y est, c’est décidé, je me lance sur Wattpad.

Cela fait un bout de temps que je fréquente cette plateforme de partage en tant que lectrice, et, malgré une certaine réticence pour des raisons que j’expliquerais dans la suite, l’envie me titillait de m’y lancer en tant qu'auteure. Mais revenons à la base :




Ceux qui me suivent régulièrement savent que mon pauvre ordinateur a rendu l’âme il y a peu. Panne de disque dur. Ce fut moche, soudain, imprévisible. Le matin, il marchait tout à fait normalement, le soir toutes les données étaient perdues. La catastrophe ! Mon ordinateur, c’est en quelque sorte mon deuxième cerveau. Il contient toute ma vie : mes cours, ma liste de livres à lire, des brouillons d’articles pour le blog, des copies de mes papiers administratifs… Et surtout, les fichiers de mes romans, terminés ou en cours. Heureusement pour moi, j’ai une confiance toute relative dans les systèmes informatiques ( même si pour le coup, cette panne là, je ne l’avais pas vu venir), je sauvegarde donc régulièrement les trucs importants sur différents supports. Les pertes sont donc limitées, même si j’ai quand même perdu un mois de travail. J’avais écrit de super scènes en plus, SNIF 😿… Mais bon, je ne vais pas trop me plaindre, les choses auraient pu être bien pires.



Alors, où sauvegarder vos précieux fichiers pour éviter la méga-catastrophe ?


NB : Ceci n’est pas un article sur comment protéger votre roman du plagia. Si le sujet vous intéresse, j’en écrirai un autre qui traitera de ce problème.




Ça y est. Après des semaines, des mois, voire des années de travail, vous avez enfin posé le mot fin de votre roman. Vous êtes fier de vous et vous avez raison de l’être. Mais ne croyez pas pour autant que le travail est terminé. Au contraire, celui-ci ne fait que commencer.

Pour ceux qui auraient raté l’épisode précédent, c’est par ici. 

Vous avez entre les mains un manuscrit tout beau, tout neuf. Vous y avez consacré des heures et des heures. Il contient une partie de vous. Ce n’est pas pour rien que les auteurs de l’antiquité appelée les plagiaires “les voleurs d’enfants”. Ce roman, c’est un peu votre bébé. Et vous n'enverriez pas votre bébé affronter le monde extérieur sans lui avoir donné au préalable les armes nécessaires pour se défendre ( je parle bien d'éducation, pas de couteaux et de flingues 😉 ), n'est-ce pas ? Et bien, il en va de même de même pour votre manuscrit. Avant de le soumettre au regard impitoyable de lecteurs inconnus, et à celui encore plus redoutable des éditeurs, il va falloir le peaufiner un peu. La première étape est à la fois très simple et très difficile : vous devez laisser votre manuscrit de côté. Rien ne vous empêche de travailler sur un autre projet en attendant, mais celui-là vous ne devez y toucher sous aucun prétexte. Même pas pour vérifier un détail. Sortez-le complètement de votre esprit. Ainsi, vous pourrez revenir dessus avec un regard neuf. Vous aurez aussi un peu oublié ce que vous vouliez écrire ce qui vous permettra de voir ce que vous avez réellement écrit. Personnellement, je recommande un délai d'au moins trois semaines entre la fin de l'écriture du premier jet et le début des corrections, mais si vous avez la patience nécessaire, vous pouvez attendre plusieurs mois avant de commencer.

Une fois que vous avez pris un peu de recul par rapport à votre texte, il n’y a pas de miracle, il va falloir que vous le relisiez entièrement. Et plusieurs fois ! Alors munissez-vous de vos surligneurs, post-it et stylos de couleurs ( Virtuel, ça marche aussi 😉) et c'est partie.


Bonjour à tous,

Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler d'un challenge que j'ai découvert tout récemment grâce au blog de Marièke Poulat, le défi ID2Mars.



Alors que mon premier roman continue tranquillement son chemin vers la publication, il me semble intéressant de revenir avec vous sur les différentes étapes qui rythment la vie d’un roman. Cette nouvelle série sera enrichie au fur et à mesure en fonction de mes expériences et de vos remarques ou questions.




Bonjour à tous, aujourd’hui j’avais envie de vous parler de quelque chose qui m’a beaucoup aidé lors de l’écriture de mon premier roman : les forums d’écriture.


J’en profite pour glisser une petite dédicace à la communauté des JE ( jeunes écrivains) sans laquelle mon roman ne serait pas le même. Si vous voulez les rencontrer, c'est par
ici.

Pourquoi est-ce que je vous conseille vivement de vous inscrire sur un forum d’écriture si vous êtes écrivain ?

1- Pour avoir des avis sur vos textes


C’est la raison à laquelle on pense en premier quand on parle de forums d’écriture et ce que cherchent la plupart des gens qui s’y inscrivent. En effet, il n’y a rien de plus dur que de rester objectifs sur ses propres textes. Quant à la solution de les faire lire à vos proches, ce n’est pas non plus la plus fiable. En ce sens, les forums d’écriture présentent deux avantages :

Le premier est que la plupart de ses membres écrivent également. Ils savent donc un minimum de quoi ils parlent et surtout la grande majorité d’entre eux sont dans la même situation que vous. Ils chercheront donc ( pour la plupart) à vous aider de leur mieux et à donner des avis constructifs sur votre texte.

Le deuxième, c’est l'anonymat. Outre le fait que tout le monde n'a pas envie que son entourage lise les élucubrations de son cerveau un peu trop imaginatif, les avis donnés par des proches sont rarement objectifs. Votre mère aimera forcément votre texte. C’est normal, c’est votre mère. Votre meilleur copain aurait des complexes à vous dire ce qui ne va dans votre texte ce qui n’est pas le cas de quelqu’un qui ne vous connaît pas. La critique n'est pas forcément agréable à entendre au début, mais cela reste le meilleur moyen de progresser.


2- Pour lire les autres


Les forums d’écriture sont des systèmes collaboratifs, basés sur l’entraide entre les membres . Mais outre le fait qu’il serait assez égoïste de demander aux autres membres de donner de leur temps pour vous aider sans en donner en retour, lire les autres est un bon moyen de s’améliorer. En effet, il est bien plus facile de repérer ce qui ne va pas dans les textes des autres que dans les siens. Avoir une lecture critique de ce que font les autres vous aidera à identifier beaucoup de vos propres travers. En tout cas, moi, cela m’a été très utile.


3- Pour se motiver


Écrire est une activité solitaire, je ne vous apprends rien en vous disant ça. Si l’écriture se nourrit de nos expériences, de nos rencontres, il a toujours un moment où l'on se retrouve seul avec son stylo ou son ordinateur. C’est d’autant plus vrai que l’écriture est souvent une passion assez incompréhensible pour ceux qui ne la partagent pas. Les forums d’écriture, c’est l'occasion de rencontrer des personnes qui vivent les mêmes expériences que vous, qui partagent vos doutes et vos interrogations. Mais ce n’est pas tout. Les membres du forum sont aussi vos premiers lecteurs. Si la critique n’est pas toujours agréable à entendre, savoir que quelqu’un suit votre histoire, que des gens sont prêts à donner de leur temps pour en révéler son plein potentiel, c’est vraiment quelque chose d’inestimable. 


Donc, si vous voulez vous entendre dire que vous êtes un génie, que votre texte est génial, qu'il n'y a rien à modifier, surtout ne vous inscrivez surtout pas sur un forum d'écriture. Par contre, si vous êtes prêts à mettre un peu votre égo dans votre poche, que vous avez compris que si des gens prennent la peine de lire vos textes, c'est qu'ils y voient un certain potentiel même s'il y a des choses à améliorer, si vous avez envie de partager avec des personnes qui ont été confrontées au même problème que vous, alors les forums ont beaucoup à vous apporter.


Quel forum choisir ?

Vous trouverez sur ce site une liste de forums d'écriture qui me semblent assez exhaustive. Je vous laisse donc vous y référer et je me contenterai ici d'ajouter quelques précisions sur les forums que j'ai moi-même fréquenté ou dont j'ai beaucoup entendu parler.


1- Le forum des jeunes écrivains


C'est celui sur lequel je suis actuellement. Que dire à son propos ? C'est un peu le géant des forums d'écriture. Pour peu que vous vous investissiez un peu dans la communauté, vous trouverez forcément quelqu'un pour donner son avis sur votre texte. Je ne suis pas d'accord avec l'auteur du site que j'ai mentionné ci-dessus qui dit qu'il faut attendre qu'un "membre sérieux" passe par là. Je trouve que c'est un peu du snobisme et que chaque personne qui lit mon texte est légitime pour me donner son avis. C'est justement la diversité des profils des gens qui viennent commenter qui est intéressante et qui permet de beaux échanges.

L'autre atout de ce forum est que les commentaires sont sur un fils dédié et non disséminé au milieu du texte. Cela n'a l'air de rien comme ça, mais pour avoir déjà fait un petit tour sur des forums qui ne le faisait pas, je peux vous dire que cela change tout.  

C'est un peu mon chouchou, car j'y ai trouvé toute l'aide et le soutien dont j'avais besoin. Cela ne veux pas dire qu'il est mieux que les autres, mais comme c'est celui que je connais le mieux, je ne saurais que vous le recommander. D'ailleurs, si jamais il vous prend l'envie d'aller y faire un tour, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message en mp. Mon pseudo c'est fleur de lune.

2- Histoire de romans


C'est le premier forum sur lequel je me suis inscrite. Cela fait déjà quelques années maintenant donc mes infos datent un peu. Si cela n'a pas changé depuis, c'est une communauté beaucoup plus petite et soudée que celle des JE. Si vous voulez plein de commentaires sur vos textes, ce n'est pas là qu'il faut vous inscrire. Par contre, si vous souhaitez trouver un ou deux lecteurs fidèles qui vous soutiendront tous au long de l'aventure qu'est l'écriture d'un roman, alors pourquoi pas.

3- Cocyclics et rêve de fantasy
Ce sont des forums spécialisés dans la littérature de l'imaginaire. Comme mon premier roman n'appartenait pas à cette catégorie, je ne les ai pas fréquentés moi-même, mais j'en ai entendu beaucoup de bien. Ce sont des forums réputés où vous devriez être bien accueillis.

Voilà pour cette article. J'espère qu'il vous a été utile. Et si vous fréquentez déjà un forum d'écriture, n'hésitez pas à partager vos bonnes adresses en commentaire.





J’ai toujours écrit mes romans au passé. Pour moi, le passé simple et l’imparfait sont les temps du récit par excellence. Sauf qu'en travaillant sur le Pays des enfants parfaits, je me suis retrouvée bloquée. Je savais le ton que je voulais donner à mon texte, mais je n'arrivai pas à le retranscrire à l'écrit. Je ne sais pas si vous avez déjà vécu cette situation, mais c'est extrêmement frustrant.  Après une longue période de doute, je me suis aperçu que ce qui n'allait pas, c'était le temps.  J’ai décidé d’écrire ce roman au présent.  Cela n'a pas été un choix facile. Je le répète, écrire ( ou lire) au présent n'est pas du tout naturel pour moi. D’où l’idée de vous proposer cet article pour ceux qui sont confrontés au même problème ou au contraire qui n’ont jamais réfléchi à la possibilité d’utiliser autre chose que les temps du passé.  

Pourquoi écrire son roman au présent ?

  • Le présent donne un rendu plus vivant.

Lire un livre écrit au présent, c’est un peu comme regarder un film. Cela donne une impression d’assister en direct à l’action. Cela rendra aussi votre récit plus dynamique, plus moderne.

  • Le présent rend le lecteur plus proche de l’histoire

Le présent diminue la distance entre le lecteur et l’histoire. Il donne au lecteur l’impression de vivre l’histoire en même temps que celle-ci se déroule. Cela amplifie ses émotions et lui permet de vivre l’histoire plus intensément.

  • Le présent se combine très bien au point de vue interne

Dans le cas d’une narration à la première personne, notamment, cela donne l’impression au lecteur d’être réellement dans la tête du narrateur, de savoir ce qu’il pense en temps réel. Cela amplifie son attachement au personnage. Personnellement, c’est essentiellement pour cette raison que j’ai choisi le présent pour le pays des enfants parfaits.

Les inconvénients à utiliser le présent

  • Certains lecteurs détestent le présent.

C’est certainement l’inconvénient majeur, celui qui doit vous faire réfléchir à deux fois avant de choisir le présent pour votre récit. Tous les autres obstacles peuvent être surmontés avec plus ou moins de facilité, mais contre ça, vous ne pourrez rien faire. Même si l’utilisation du présent se généralise, le passé reste la norme. On est tellement habitué à lire des histoires au passé qu’écrire votre roman au présent pourrait perturber vos futurs lecteurs. Moi-même, je sais que j’ai besoin d’un petit temps d’adaptation à chaque fois que je commence un roman au présent. La plupart des gens s’en accommodent très bien, mais certains lecteurs (et c’est leur droit) refuseront de lire votre œuvre simplement à cause du temps utiliser, quelle que soit la qualité de celle-ci.

  • Le présent vous prive d’une partie de votre « boîte à malice »

Le présent donne un aspect cinématographique à votre roman. Cela peut-être un avantage comme un inconvénient. En écrivant au présent, vous vous privez de la capacité de voyager dans le temps à votre guise, vous vous emprisonnez dans le temps de l’action. Donc si vous souhaitez écrire un roman complexe où l’action se passe sur plusieurs trames temporelles, choisissez plutôt le passé.

  • Le présent est un piège pour les auteurs amateurs

Certains auteurs débutants, un peu perdus avec la concordance des temps (on les comprend), peuvent se laisser tenter par l’apparente facilité du présent. Comme on l’a vu un peu plus haut, cela n’est pas forcément une bonne idée. Le choix du présent doit être mûrement réfléchi et apporter un plus à l’histoire, car loin de faciliter la tâche de l’écrivain, le présent a plutôt tendance à la compliquer. Surtout que, justement à cause du fait que ça à l’air si facile d’écrire au présent, cela risque de rendre vos futurs lecteurs intransigeants sur la qualité de votre texte.

Et vous, préférez-vous écrire au passé ou au présent ?


Après ma série d'articles sur mes habitudes d'écriture où l'on a beaucoup parlé de moi, je laisse la parole à Sandrine Isac, auteure des gardiennes de l'ombre qui a eut l'extrême gentillesse de répondre à mes petites questions. Je vous laisse découvrir son univers.

1. Pour commencer parle nous un peu de toi. Tu peux te présenter en quelques mots ?

" Je suis une bibliophile, j’adore les livres et je compte bien recouvrir un pan entier de mon bureau avec une bibliothèque bien remplie. Je n’en suis qu’au début. Je suis aussi maman de deux enfants, vendeuse dans un magasin de bricolage, Blogueuse littéraire, auteure de fantastique (enfin j’essaie). Je lis aussi en numérique, c’est dans l’air du temps, et cela offre plus de choix et permet de découvrir de nouveaux auteurs sans se ruiner. "

2.  Parle-nous un peu de ton rapport à l’écriture. Pourquoi écris-tu ?


" Pourquoi j’écris ? J’en ai besoin. Des histoires me trottent dans la tête et j’ai besoin de les voir prendre vie sur mon ordi ou sur une feuille de papier. J’aime tout dans l’écriture. De la conception à la fabrication du plan en passant pas la rédaction, les corrections. J’en apprends toujours plus à chaque étape et je peux ainsi m’améliorer pour la fois suivante. J’adore faire des recherches. Organiser mon histoire.

Écrire l’histoire, c’est la rendre concrète pour moi, donner vie à des personnages et les faire évoluer au fil des Tomes. J’ai constitué une sorte de "bible" des Gardiennes où tous les secrets des uns et des autres sont répertoriés, rédigés et sur laquelle je peux m’appuyer, voir rajouter des personnages ou des lieux particuliers, propres à l’histoire. Je peux m’y référer quand j’ai des oublis, ça me rassure et je sais que la base de mon univers est solidement construite. Elle renferme, entre autres, les fiches détaillées de tous les protagonistes de l’histoire." 
3. As-tu des rituels d’écriture ?

"Je ne sais pas si on peut parler de rituel dans ma façon d’écrire, mais en y réfléchissant bien, je m’y prends toujours de la même manière. Je m’installe devant mon ordi, car je trouve que c’est plus pratique (on a pas mal au doigt quand on tape pendant un long moment), ma "bible" à mes côtés avec en plus un cahier pour noter des idées que je mets de côté pour plus tard. J’aime avoir tout ce qui pourrait m’être utile à portée de main. J’aime aussi la compagnie de mes chats quand j’écris. C’est une compagnie discrète et très agréable."

4. Tu as publié il y a peu ton premier roman, les gardiennes de l’ombre. Dis-nous en un peu plus. Qu’est-ce qui t’a inspiré cette histoire ?

" En fait, les Gardiennes de l’Ombre est la suite d’un premier roman pour lequel j’ai connu quelques péripéties, du coup j’ai préféré publier celui-ci en premier. Le premier raconte ce qui a amené Don à devenir un vampire. Un élément de son passé en tant que mortel va refaire surface et va le mettre devant un choix difficile. En plus de cela, sa rencontre avec Tamarra et leur idylle naissante va le conduire à tout remettre en question. Le roman se termine au moment où Tamarra perd la mémoire.

Ce qui m’a inspiré ? J’ai voulu imaginer une alternative à l’origine des vampires. Et aussi donner vie à une créature particulière. Ce faisant, j’ai tout d’abord travaillé sur ses origines que je dévoilerai par la suite. Cela à évidement un rapport avec l’être étrange qu’est son père et dont je devrais aussi relater l’histoire.

Le fait est que c’est surtout la fascination que j’avais, à l’époque où j’ai commencé cette saga, pour les vampires qui a fait naître en moi l’envie de m’approprier un peu ce mythe."

5. Tu as fait le choix d’autopublié les gardiennes de l’ombre. Pourquoi avoir choisi ce mode d’édition ?

" En fait, je me suis vue proposer la Formule Publication par La Boutique des Auteurs. J’avais déjà chroniqué sur mon blog des livres pour Cultura et pour le lancement de cette nouvelle plateforme d’auto-édition, qui est issue du partenariat entre Cultura et Librinova, j’ai reçu cette généreuse proposition. Je l’ai déjà précisé, j’ai eu par le passé des soucis avec une maison d’édition non traditionnelle lors de la publication de mon tout premier livre. 
En fait, il n’y avait pas de grande différence entre cette maison d’édition et l’auto-édition. Bien qu’ayant signé un contrat à compte d’éditeur, j’étais responsable de tout, correction, illustration, promotion et en plus je leur cédais mes droits et ne touchais qu’une misère sur les ventes. Aujourd’hui, je gère tout cela en restant propriétaire de mes droits d’auteure. Je perçois 100 % de mes ventes numériques et en plus je peux correspondre avec La Boutique des Auteurs. Je suis en contact avec la même personne qui répond très vite à mes mails et essaie de trouver des solutions à mes petits soucis d’auteure indépendante. Au final, je me trouve bien mieux sur cette plateforme d’auto-édition qui facilite les démarches à faire grâce aux services qu’elle propose. Ceci dit, je n’abandonne pas l’idée d’être un jour publiée dans une maison d’édition qui correspondra à mes attentes. "

6. Sur quoi travailles-tu en ce moment ? Peut-on s’attendre à une suite pour les gardiennes de l’ombre ?



" Le tome deux est en court. Le prologue est fini et le chapitre Un entamé. Mais je dois d’abord finir des chroniques que j’avais proposé de faire pour des auteurs auto-édités, comme moi. Une fois que j’aurai honoré ces engagements, je me remettrais ardemment à l’écriture de la suite dont le plan est déjà prêt."


7. Dis-moi ce que tu lis, je te dirais qui tu es. Parlons un peu de tes lectures. Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?

" Mon dernier coup de cœur littéraire n’est pas un roman mais un genre : le Steampunk. J’ai toujours aimé l’époque fin XIXe début XXe siècle, le style vestimentaire, la déco, les bijoux et j’avais très envie d’en découvrir la littérature. Grâce aux Essentiels Steampunk de la maison d’édition Bragelonne, j’ai découvert gratuitement les premiers chapitres de différends romans, dont les Foulard Rouge de Cécile Duquenne ou encore Une étude en soie de Emma Jane Holloway que je suis en train de lire. Du Steampunk qui se décline en plusieurs styles : enquêtes policières, fantastique (magie, vampire…), de la science-fiction… Enfin bref, ce recueil Steampunk disponible uniquement en téléchargement a été mon guide pour choisir mes futures lectures du genre."

Je remercie Sandrine d'avoir accepté de répondre à mes questions et de nous avoir fait découvrir son univers. J’espère que cet article vous a plu.

Retrouvez Sandrine Isac sur son site : http://www.lesvoyagesdemaplume.com/


Autres articles qui pourraient vous intéresser :

Suite et fin de ce tag sur mes habitudes d’écriture. Vous pouvez retrouver ici les parties 1 et 2.

21. Lorsque vous écrivez, revenez-vous sur vos phrases pour les corriger au fur et à mesure, ou êtes-vous plutôt du genre à ne pas revenir en arrière tant que l’inspiration est là ?


Je reviens en arrière très, très souvent. Premièrement, j’écris sans plan, les idées prennent forme pendant la phase d’écriture, voire de réécriture. Je dois donc souvent modifier le début du texte pour éviter les incohérences ou mettre en place une nouvelle idée. Deuxièmement, relire ce que j’ai écrit dernièrement me permet de remettre dans le ton avant de commencer à écrire la suite. Pour finir, j’aime faire les corrections au fur et à mesure, notamment pour l’orthographe et les répétitions. Enfin, « j’aime » est un mot un peu fort. C’est surtout que je nous connais moi et mon poil dans la main. Si je devais corriger tout le texte d’un coup, je me découragerais très vite et il me faudrait des années pour en venir à bout. Alors qu’un peu de correction de temps en temps, cela passe plutôt bien et me permets de travailler sur mon texte quand l’inspiration n’est pas au rendez-vous.

22. Écrivez vous « porte ouverte » (en montrant tout au fur et à mesure à vos lecteurs), ou « porte fermée » (en ne montrant rien tant que le point final n’a pas été posé, et la relecture effectuée) ?


Porte ouverte. Je fais partie de ces grandes stressées de la vie qui doute en permanence. Une fois que l’excitation du début est passée, je me mets toujours à trouver tout un tas de défauts à mes textes, à les trouver nuls ou inintéressants. J'ai besoin que quelqu'un vienne me remettre les idées en place. C'est souvent mon petit-frère qui s'y colle, surtout que je sais que je peux avoir confiance en lui et que si le texte est en effet pourri ou part dans la mauvaise direction, il n'hésitera pas à me le dire.


23. Avez-vous un planning d’écriture où vous échelonnez votre production à venir ?


Non. J’essaye (avec plus ou moins de réussite) de m’imposer des plages horaires où je travaille sur mes textes, mais je ne me fixe jamais d’objectifs précis. Je suis de celles qui pensent que se forcer à écrire n’est pas toujours productif.


24. En moyenne, combien de fois revenez-vous sur un texte pour le corriger ?


Au moins cinq ou six fois, beaucoup plus pour certains passages, notamment pour le début.

25. Avez-vous déjà participé à un NaNoWriMo ?


Pas vraiment. C’est quelque chose que j’ai vraiment envie de faire, il m’est même arrivé de m’y inscrire, mais ce n’était jamais le bon moment et je ne m’y suis jamais mise sérieusement.

26.  Parlez-vous de ce que vous écrivez à vos proches et amis non écrivant ?


Oui, mais pas à tout le monde. Cela reste quand même quelque chose d’assez personnel.


27. Bêta-lisez-vous ? Si oui, cela influence-t-il votre manière d’écrire ? Sinon, pourquoi ?


Oui, j’ai fait plusieurs bêta-lecture, dont Les portes du Quevorah, d'Arnaud Cornillet, sorti  aux éditions Fantasmagorie et les passeurs de lumière, de Blandine P.Martin, aux éditions Reines-beaux ( J'en profite pour leur faire un peu de pub :) ). Je passe aussi pas mal de temps sur les forums d’écriture à corriger les textes des autres. Cela n’influence pas forcément ma façon d’écrire. Par contre, cela me permet de repérer pas mal d’erreurs récurrentes ( c’est toujours plus facile sur les textes des autres :) ) et ainsi d’essayer d’éviter de les reproduire dans mes propres textes.

28. Quel a été votre premier texte abouti ?


La première fois que j’ai écrit le mot FIN dans un roman , c’était sur un texte de Fantasy et  j’avais 12-13 ans. De là à dire qu’il était abouti, ça, c’est une autre histoire :) . Comme on dit, c’est en forgeant qu’on devient forgeron.
Non, même si je garde un souvenir ému de cette première expérience d’écriture,  le premier texte où je suis vraiment allée au bout du boulot, correction, bêta-lecture…, c’est le premier tome de l’apprentissage du sang. En espérant que plein d’autres textes suivront.

Voilà, c'est la fin de ce tag. J'espère que cela vous a plu. Si vous avez envie de découvrir l'univers d'autres auteurs, je vous invite à jeter un œil à mon interview de Blandine P. Martin ( c'est par ici ).

A découvrir prochainement : Rencontre avec # 2 : Sandrine Isac, auteure des gardiennes de l'ombre ( mon avis ici)


Voici la suite de ce tag sur mes habitudes d'écriture.

Vous avez raté le début, pas de problèmes, c'est par ici.

11. En tant qu’auteur (et non lecteur), préférez-vous écrire des nouvelles ou bien des romans ?


Je préfère écrire des romans. À vrai dire, j’admire beaucoup les gens qui sont capables de faire tenir une histoire dans le format de la nouvelle. Moi, j’ai besoin de temps pour mettre en place la situation, développer mes personnages...

12. La question maudite : et vos tics d’écriture, pouvez-vous nous en parler ?


Bien sûr. J’en ai plusieurs même si j’ai appris à repérer la plupart. Tout d’abord, j’ai un esprit très cartésien. Mes études scientifiques n’ont pas vraiment arrangé la chose. J’ai donc tendance à “structurer” mes textes comme une dissertation en ajoutant des “ donc”, “en effet”, “car” partout.

Je suis aussi une grande fan des adverbes. J’en sème un peu partout dans mes textes. Et ce tic-là, je n’ai pas encore réussi à le corriger.


13. Êtes-vous auteur de fanfictions ? Si oui, quels fandoms ? Si non, pourquoi ?


Non. Je crois même que je n’en ai jamais écrit. Pourquoi, par contre, je ne sais pas trop. J’en invente pourtant plein — J’adore réinventer l’histoire d’un film ou d’un livre, imaginer comment les choses auraient pu se dérouler s’il c’était passé ça ou ça —, mais je n’ai jamais ressenti le besoin de les coucher sur le papier. Peut-être parce que j’ai toujours eu plus d’idée que de temps pour les écrire. Je me suis donc concentré sur les univers que j’avais inventés moi-même, je n’ai rien contre les fanfictions, bien au contraire. 


14. Si l’un de vos textes venait à être publié, et à avoir un succès fou, verriez-vous les fanfictions inspirées de votre récit d’un bon œil ?


Bien sûr. Cela serait un grand honneur que mes divagations intéressent suffisamment les gens pour qu’ils se les approprient. Je crois que ce serait le plus beau compliment qu'on puisse me faire.


15. Pouvez-vous écrire plusieurs textes à la fois ?


Oui. J’ai toujours plusieurs textes en cours. Par contre, je ne travaille pas vraiment dessus en même temps. Je ne vais pas travailler sur un texte le lundi, sur un autre le mardi et un troisième le mercredi. C’est plutôt, je bosse un mois sur un texte, et quand je manque d’inspiration ou que je viens de passer un palier, je le laisse reposer et travaille sur un autre texte pendant ce temps là. 


16. Avez-vous des bêta-lecteurs « attitrés » ?


C’est difficile à dire vu qu'un seul de mes textes à passer le stade de la béta-lecture, mais j’en ai des plus fidèles que d’autres. Comme mon petit-frère, première victime de la plupart de mes essais littéraires. C’est toujours lui que je vais voir quand j’ai un doute sur quelque chose ce qui fait qu’il doit souvent se payer le texte bien avant qu’il soit finalisé. C'est aussi lui qui me "gronde" quand mes textes n'avancent pas et qu'il doit attendre trop longtemps pour avoir la suite. Donc, merci frangin, de me soutenir comme tu le fais.


17. Lorsque vous écrivez, écoutez-vous de la musique ?


Oui, c’est d’ailleurs assez récent. La musique me permet de me couper de ce qu’il a autour. J’écoute souvent la même playlist ce qui me permet de ne plus l’entendre quand je suis concentrée.


18. Pouvez-vous écrire partout ?


Ça dépend. J’ai besoin d’être au calme et d’être sûre que personne ne regarde ce que j’écris par-dessus mon épaule (je suis limite parano par rapport au dernier point. Je ne supporte pas de voir quelqu’un lire mon texte, surtout s’il n’est pas finalisé). À part ça, je n’ai pas de lieu attitré à l’écriture. Je peux écrire chez moi, dans le jardin, dans le train… Tant que les deux conditions mentionnées ci-dessus sont respectées, cela me va. 


19. Est-ce que vos lectures influencent votre manière d’écrire ?


Beaucoup. Surtout les lectures récentes. Quand je suis en pleine phase d’écriture, j’ai intérêt à faire attention à ce que je lis, car il est fort possible que le style de l’auteur déteigne (un peu) sur le mien. 


20. Êtes-vous du genre à partir d’une idée, écrire, et prévoir le scénario en chemin, ou à tout planifier avant de commencer l’écriture, même si par la suite vous devez dévier de votre synopsis ?


J’ai tendance à foncer tête baissée dès que j’ai une idée. D’où les longues phases de maturation, le temps de trouver comment l’histoire évoluera en fonction de ce que j’ai appris des personnages, et les projets non aboutis qui encombrent mon disque dur.



Voilà, c'est fini pour aujourd'hui. J'espère que cet article vous a plu.

Envie de répondre vous aussi à ce tag, n'hésitez pas à laisser le lien en commentaire.





J’ai découvert ce tag sur le blog de Laura Ferret-Rincon, Les dessous de la Plume. Je n’ai pas résisté à l’envie d’y répondre moi aussi.

C'est parti !

01. Qu’écrivez-vous en ce moment ?


Dur, dur de répondre à cette question parce que j’ai toujours trente-six mille projets en cours. Mais pour faire court, en ce moment, je travaille essentiellement sur le tome 2 de ma série d’aventure jeunesse, l’apprentissage du sang. Le premier jet devrait être terminé pour la fin du mois. Sinon, au programme pour la rentrée, un roman de science-fiction pour ado à terminer, un roman de Fantasy coécrit avec mon petit-frère et bien sûr, commencer l’écriture du tome 3 de l’apprentissage du sang. Sans oublier les corrections éditoriales du tome 1 qui devrait arriver incessamment sous peu. Bref, je ne risque pas trop de m’ennuyer. Pour m’aider à garder le cap, je me suis inscrite au projet « Voulez-vous écrire un roman avec moi ? », proposé par Marièke, du blog Mécanismes d’Histoires. L’objectif, s’entraider pour qu’au bout d’un an tous les participants aient écrit un roman. Si cela vous intéresse, n’hésitez pas à aller faire un tour ici, tout est expliqué.


02. Quel est le registre d’écriture ( comique, tragique, horreur, humour, etc.) dans lequel vous êtes le plus à l’aise ?



Difficile à dire. Je crois que j’aurais du mal à écrire un roman qui se cantonne à un seul genre. J’écris comme cela me vient en adaptant le registre au sujet du roman ou de la scène. Je pense par contre que j’aurais beaucoup de mal à écrire un texte d’horreur. Mais si je trouve une idée géniale qui m’oblige à m’y frotter, je tenterai probablement le coup quand même.



03. Thé, café, jus d’orange, de carotte, chocolat chaud… Buvez vous quand vous écrivez ?


J’aime bien avoir une tasse de thé ou de café à côté de moi quand j’écris, même s’il m’arrive souvent de l’oublier quand je suis plongé dans une scène. Cela me permet de relever la tête de temps en temps, de prendre un peu de recul sur ce que je suis en train de faire.




04. Vers quel genre de récit (imaginaire, polar, épistolaire) vous tournez vous naturellement lorsqu’une idée vous vient ?


Les idées me viennent plutôt dans le genre imaginaire. J’adore la Fantasy, j’en lis beaucoup et j’adorerais en écrire. Le problème, c’est qu’une idée ne suffit pas toujours à faire un roman. La littérature de l’imaginaire nécessite un énorme travail de création d’univers avant de pouvoir commencer à faire vivre l’histoire, et pour l’instant, je n’ai jamais eu le courage de le faire jusqu’au bout. Mais cela fait partie de mes projets.




05. Avez-vous un moment privilégié pour écrire dans la journée ?


Non, pas vraiment. J’ai besoin d’avoir du temps devant moi pour écrire, sinon, soit je n’avance pas, soit je finis frustré d’être obligé de m’interrompre. J’écris donc quand j’arrive à libérer plusieurs heures dans mon emploi du temps. En ce moment, comme je travaille l’après-midi, c’est plutôt le matin. En période scolaire, à l’inverse, c’est plutôt en fin d’après-midi ou le week-end. J’ai par contre un peu de mal à m’y mettre le soir, mais qui sait, cela viendra peut-être un jour, si le boulot ou les responsabilités familiales ne me laissent que cette plage horaire pour écrire.



06. À quelle vitesse écrivez-vous ?



Cela dépend vraiment de mon inspiration. Je peux écrire énormément pendant une période, puis ne plus toucher au texte pendant des jours, voir des semaines. En ce moment, j’essaye d’écrire plus régulièrement pour essayer de m’habituer à une sorte de routine. Ma façon de faire actuelle fonctionne pas mal tant que je suis étudiante, mais risque de poser problème quand les responsabilités de la vie d’adulte s’accumulent. Pour l’instant, cela marche plutôt bien. J’arrive à m’y mettre presque tous les jours, mais je ne me fais pas trop d’illusions. C’est les vacances, même si je travaille pendant l’été, j’ai quand même la tête plus libre pour écrire. Les choses risquent de se compliquer quand il va falloir reprendre les cours, bosser pour les exams, partir à la recherche d’un stage…



07. Quelle est la chose que vous ne pouvez pas vous empêcher de mettre dans vos textes ?


J’ai remarqué que je ne pouvais m’empêcher de glisser des personnages de gamins dans mes textes. Vous savez le petit frère que tout le monde trouve tellement mignon, mais qui peut s’avérer tellement pénible quand c’est à vous de vous en occuper. Ça, et les animaux. Mes personnages ont souvent des animaux de compagnies, chat, chien et même un furet dans le dernier roman sur lequel je suis en train de travailler. De quoi ajouter la petite touche kawaii indispensable, à mon sens, à tout roman qui traite de sujets pas forcément très marrants.



08. Papier stylo ou Word clavier


Les deux, une pour chaque étape. J’écris d’abord sur papier tout ce qui me passe par la tête, histoire de fixer les idées. Je ne me préoccupe pas trop du style à ce moment-là. C’est déjà bien assez compliqué d’extraire une scène de son imagination pour la coucher sur une feuille blanche. Je note donc les choses comme elles viennent, je barre, je rature, je fais des flèches dans tous les sens. Ensuite, je passe à l’ordinateur. Comme les idées sont posées, c’est plus facile de se concentrer sur l’écriture, sur ce qu’on veut transmettre au lecteur… Par contre, pas de Word. Je suis une fervente adepte de Libre Office (Anciennement Open Office). Pourquoi payer une licence une fortune quand on a (presque ?) aussi bien en open source ?


09. Quel thème ressort de l’ensemble de votre production écrite ?



Étant donné la diversité des textes que j’ai pu écrire, ainsi que leur nombre, quand même pas si important que ça, c’est assez dur à dire. Si je devais trouver une réponse, je dirais la quête de soi. Mes personnages principaux sont souvent des adolescents qui, confrontés à des situations difficiles, sont obligés de remettre en cause ce qu’ils croyaient connaître du
monde, des autres, mais surtout d’eux même. Adi, le personnage principal de l’apprentissage du sang, par exemple, est un peu prétentieuse au début du roman. Elle est pétrie de grands principes et d’idées préconçues. Issue d’un milieu plutôt aisé, élève modèle, elle n’a jamais vraiment eu l’occasion de se confronter aux limites de ce qu’on lui avait appris. Elle croit tout savoir, mais va s’apercevoir qu’elle est assez loin du compte. Pour l’héroïne du pays des enfants parfaits, c’est l’inverse. Elle n’a pas eu une vie des plus faciles. Elle a été confrontée très tôt à la maladie et à la pauvreté, mais elle aussi a un peu tendance à tout faire tourner autour d’elle : de sa souffrance, de son manque d’amour... Rencontrer des gens qui n’ont pas eu non plus une existence parfaite va lui apprendre à relativiser sa propre situation.




10. Que corrigez-vous en ce moment ?


Je corrige mes textes au fur et à mesure que je les écris, donc ma réponse sera à peu près la même que dans la question 1. Je travaille en ce moment sur le tome 2 de l’apprentissage du sang. L’écriture à proprement parler, ainsi que la première phase de correction (orthographe, répétition…) sont presque terminées. Plus que quelques chapitres avant le point final. Le roman passera ensuite à la phase suivante : relecture complète, correction et bêta-lecture. Le tout devrait être terminé fin août, pile à temps pour commencer les corrections éditoriales du tome 1.


Et voilà. C’est amusant de répondre à toutes ses questions. Cela nous force à réfléchir à notre façon de travailler.


À bientôt pour la suite de ce tag ( par ici )






La semaine dernière, nous avons donné à notre monde sa forme primitive. Nous avons défini sa géographie physique. Nous connaissons dans les grandes lignes les différents climats qui y règnent, ainsi que la nature qui s’y développe. Mais un monde vide ne nous servirait pas à grand-chose, nous allons donc maintenant y insuffler la vie.

Besoin d'un petit rattrapage, c'est par ici.


Les animaux sauvages



Nous avons ajouté des plantes, des arbres, des montagnes, des rivières, mais pour l’instant votre monde est dépourvu de toute forme de vie animale. Nous allons donc le peupler. Pour cela, le processus est le même que pour les végétaux. Il suffit de se poser la question « Quel type d’animal pourrait vivre dans ce climat ? » La réponse peut-être à peu près tout ce que vous voulez tant que vous pouvez le justifier. Dans un souci de réalisme, il serait par exemple peu judicieux de mettre des animaux à sang-froid comme les serpents dans la toundra gelée sans expliquer comment ils sont arrivés là et comment ils se sont adaptés pour survivre. À partir du moment où vous réfléchissez au pourquoi du comment, vous pouvez presque tout vous permettre. Vous avez vraiment besoin de cet énorme serpent en plein milieu de ce territoire glacé. Pas de problème. Ajoutez de l’activité volcanique, des sources d’eaux chaudes ou n’importe quoi d’autre qui permettrait à la bestiole de se réchauffer. 



Je ferais peut-être un article sur la création d’espèces ou sur les créatures légendaires. Je ne sais pas encore. Mais notez que si vous créez votre monde uniquement pour abriter l’histoire de votre roman, vous n’aurez probablement pas besoin d’entrer trop en profondeur dans les détails à moins que la bête en question ait un rôle majeur à jouer.


La chaîne alimentaire


Nous avons maintenant des animaux qui évoluent à la surface de notre monde. C’est bien. Mais cette vie sauvage s’équilibre-t-elle ? 
En effet, même si envoyer votre héros dans une région infestée de prédateurs peut semblait intéressante du point de vue de l’histoire, il faut garder en mémoire qu’eux aussi ont besoin de se nourrir, et pas seulement avec les quelques aventuriers assez fous pour venir visiter le coin.
Bien sûr, ils peuvent s’entre-dévorer, mais est-ce suffisant pour maintenir chacune des populations ? Probablement pas. Alors, pourquoi ne pas ajouter quelques espèces à croissances rapides comme des lapins ou autres rongeurs.

Dans l’ensemble, la création d’une chaîne alimentaire n’est pas absolument indispensable, surtout si votre personnage est une princesse qui ne sortira de son château que pour rejoindre celui de son époux. Mais, dans les autres cas, y réfléchir un peu pourra ajouter du réalisme à votre récit.

Les civilisations



Enfin, les choses vont devenir vraiment intéressantes. Ce n’est pas que tout ce que nous avons fait jusque là ne l’était pas, mais, ce qui va vraiment transformer votre monde, lui donner sa substance, ce sont les différentes civilisations qui le peuplent. Des formes de vie intelligentes qui vont s’en emparer et le plier à leurs besoins. Suivant le niveau de développement de vos espèces, vous aurez probablement besoin d’ajouter des villes, des royaumes et autres formes de communauté sur votre carte. N’oubliez pas non plus tous les à côté destiner à produire les ressources nécessaires à la satisfaction des besoins des habitants , comme des terres agricoles, des mines, des usines, des aqueducs... Encore une fois, cela dépendra beaucoup du type d’histoire que vous voudrez écrire.


L’ajout de formes de vie intelligente se fait sur le même schéma que pour les autres espèces. Ressortez votre carte et demandez-vous à quoi peuvent bien ressembler les gens qui vivraient à tel ou tel endroit. Ainsi, s’il y a beaucoup de soleil les habitants auront la peau plus foncée. Dans des climats très froids, la capacité à stocker de la graisse présentera un avantage évolutif. De même, un guerrier des plaines survivra plus longtemps s’il est grand et fort, alors qu’à l’inverse un chasseur-cueilleur qui vit dans la jungle et grimpe aux arbres pour se cacher aura intérêt à être petit et mince. 



Une fois que cela est fait, ayez une petite pensée pour les migrations et les guerres. Partout où il y aura des obstacles, vous aurez une plus grande divergence des gènes. De même, les zones de fort échange se verront dotées d’une population plus métissée. Un même groupe peut évoluer de manière radicalement différente s’il se voit soudain séparé ou isolé. 



Une autre différence avec les animaux est la capacité de s’adapter ou plutôt d’adapter son environnement. Grâce à la technologie ( ou à la magie) , vous pouvez voir se développer des civilisations dans des zones pour le moins hostile. Le revers de la médaille est que plus une espèce est avancée, plus les sociétés dans lequel elle évoluera seront complexes. La culture, les traditions, les croyances, les lois sont autant de points qu’il vous faudra considérer pour créer une civilisation crédible et originale. Le sujet est tellement vaste qu’il mérite bien un article pour lui tout seul. Nous nous occuperons de ça la semaine prochaine. En attendant, commencez déjà à réfléchir aux types de civilisations que vous voulez dans votre histoire. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait, il va aussi falloir commencer à réfléchir au type d’univers que vous voulez créer ( dystopie, steampunk, dark ou hight fantasy…. ou un mélange de tout ça) car cela influencera vraiment cette étape et celles qui vont suivre.


Une petite pointe d'histoire



Sauf si votre monde est censé être tout neuf, ce qui est plutôt rare, il est intéressant


d’ajouter des éléments qui témoignent de son histoire. Cela peut être aussi simple qu’une tour détruite par une terrible tempête cinquante ans plus tôt ou plus élaboré comme les vestiges d’une civilisation ayant existé des milliers d’années avant la naissance de vos personnages. Cela peut être aussi récent comme les ruines d’un village détruit par le passage d’une armée quelques semaines plus tôt. Ces tout petits morceaux d’histoire feront une énorme différence en terme de richesse de votre monde. Peut-être plus que tout ce que nous avons pu voir jusqu’ici. De plus, non contents de fournir une trame de fond fantastique pour votre histoire, ces vestiges peuvent aussi être utilisés de manière plus subtile. Ce mirador cassé peut être le terrain de jeu préféré des enfants du village ou servir de refuges à une bande de bandits, ces ruines antiques un terrain d’étude inépuisable pour des scientifiques et aventuriers de tout bord désireux de percer le mystère. Pour l’instant, il ne s’agit pas de définir précisément l’histoire de votre monde. Inutile de dresser la liste des rois sur dix générations et de répertorier la moindre escarmouche aux frontières. Laissez juste affleurer à la surface quelques touches de passé.