mardi 29 novembre 2016

Sur mes étagères : Au nom de l'harmonie, tome 1 : Zephyr


Au nom de l’harmonie

Tome 1 : Zéphyr de Nathalie Chapouille

Fantastique

Editions temporelles ( créées par l'auteure)

Pages : 298









Résumé :


Après avoir survécu à une violente agression lors de ses 15 ans, Melinda Violette, pensait ne plus jamais entendre parler de cette étrange marque qui se trouvait sur la main de son sauveur. Pourtant, 10 ans plus tard, lorsque son meilleur ami, Nathan, lui offre un pendentif en tout point identique à la cicatrice en forme de spirale de l’homme qui l’avait immanquablement sauvée de la mort, elle commence à se poser des questions sur lui.

Et quand le lendemain matin, elle se réveille invisible, elle s’empresse d’appeler Nathan à la rescousse. Comme ce dernier continue à nier toute implication dans ce qui lui arrive, elle est convaincue qu’il lui cache quelque chose. D’autant plus qu’il n’a pas l’air tellement surpris de la trouver dans cet état.


Avant de vous donner mes impressions, je voudrais remercier l'auteure, Nathalie Chapouille , de m'avoir donné l'occasion de découvrir son univers.

J'avoue avoir eu un petit peu peur au début du roman à cause de quelques soucis au niveau de la concordance des temps, mais heureusement ceux-ci disparaissent rapidement et je me suis laissé emporter par la plume de l'auteure.

Dans ce roman à la première personne, nous suivons donc les aventures de Mélinda. Au début du récit, celle-ci vient de fêter ses quinze ans . Elle attend que son père vienne la chercher quand une femme armée d'un katana ( oui, vous avez bien lu, un katana) l'agresse sans raison. Heureusement pour elle, un mystérieux jeune homme vient à son secours, sacrifiant sa vie pour sauver la sienne. Nous n'en saurons pas plus sur cette agression pour le moment.

Nous retrouvons Mélinda 10 ans plus tard. La jeune femme semble s'en être plutôt bien remis. Peut-être un peu grâce à la présence de Nathan, son meilleur ami dont elle secrètement amoureuse. Un jour, celui-ci lui offre un collier et hop, la voilà invisible. Le pire dans tout ça, c'est que le beau Nathan ne semble pas plus perturbé que ça par la situation.

Ce début d'histoire est plutôt mignon et nous donne envie de découvrir les personnages. Mélinda apparaît comme une jeune fille normale auquel il est très facile de s'identifier. Sa relation avec Nathan est tout simplement adorable et surtout très drôle. J'ai trouvé l'idée de l'invisibilité vraiment géniale. Les situations que cela entraîne sont vraiment cocasses. Merci à l'auteure, grâce à elle j'ai dû passer pour une folle dans le métro à me marrer toute seule devant ma liseuse.

" Après tout, ça n'allait pas me tuer de déambuler au milieu de la foule, nue comme un ver... Je serais seulement extrêmement embarrassée, pour le plus grand plaisir de Nathan... "

L'univers va progressivement s'assombrir au fur et à mesure que les éléments fantastiques font leurs apparitions. Car si découvrir un matin qu'on est invisible doit être un brin flippant, ce n'est rien par rapport à ce que Mélinda va découvrir. La pauvre va voir son univers voler en éclat.

Si l'humour reste toujours présent, le roman nous emmène explorer une palette de sentiments beaucoup plus vaste. Au fils des pages, on passe par toutes les émotions : la joie, la peur, la tristesse, le doute, la jalousie… Comme c'est un roman à la première personne, l'histoire se concentre essentiellement sur Mélinda, mais pas seulement. J'ai beaucoup apprécié la manière dont l'auteure arrive à créer de l'empathie avec les autres personnages, notamment avec Alex. Dans ce cas précis, le procédé trouvé est ingénieux et donne une autre dimension à ce trio amoureux qui sans ça aurait pu paraître un peu revu. Je n'en dis pas plus, je vous laisse découvrir.

Mais je m'aperçois que je ne vous ai pas encore parlé d'Alex. Alex, c'est le bad boy qui va venir s'immiscer dans le duo Nathan/Mélinda. C'est pour moi la grande surprise de ce roman. De prime abord, c'est le genre de personnage qui m'exaspère. Arrogant, macho, trop sûr de lui. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi dans tant de roman l’héroïne en tombe amoureuse au bout de dix pages. Je ne sais pas d'ailleurs ce qui m'énerve le plus : le mec ou la fille. Sauf qu'on n'est pas du tout dans ce genre de schéma. Pour une fois, la fille ( Mélinda, donc) est amoureuse du gentil garçon. Encore que cela reste à voir. Je ne suis pas sûre que Nathan soit forcément si gentil que ça. En tout cas, c'est celui qui se soucie vraiment d'elle, mais revenons à nos moutons. Mélinda et Alex. Loin de l'image clichée de la jeune fille naïve, Mélinda est tout aussi agacée que moi par ce que représente Alex. Elle va lui en faire voir de toutes les couleurs et le forcer à dévoiler ce qui se cache sous sa cuirasse de gros dur. J'ai aimé cette profondeur qu'on retrouve, dans une moindre mesure chez tous les personnages. Ceux-ci sont attachants et réalistes.


" Son sourire provoquant et ses yeux pétillants emplis de cette fierté mal placée qui m'horripilait tant me donnèrent envie de le gifler, mais je me retins.


- A mon tour de te donner un conseil. Ralentis la vantardise et le narcissisme à gogo, si tu veux continuer à passer les portes "

L'écriture est fluide et l'histoire prenante. J'ai dévoré le livre jusqu'au dénouement final qui m'a laissé avec une seule envie : lire la suite. C'est donc une lecture que je ne saurais que vous conseiller.


Retrouver Nathalie Chapouille :

Sur sa page Facebook : Nathalie Chapouille
Sur le site des éditions temporelles : Les editionstemporelles.com



mercredi 9 novembre 2016

Sur mes étagères : Hey, Nostradamus de David Coupland

Hey, Nostradamus, David Coupland

Edition : Au diable Vauvert

Genre : Roman noir

Pages : 296

"Dieu est partout
Dieu est nulle part"







Résumé :

Enceinte et secrètement mariée, Cheryl griffonne sur un cahier d’écolier ce qui deviendra ses dernières volontés, juste avant que trois élèves de son lycée, désaxés et déchaînés, mitraillent la cafétéria du lycée. Submergée par la paranoïa, la peur des adolescents et le zèle religieux suscité par le massacre, cette banlieue assoupie réagit en séparant les bons des méchants pour que tout continue comme si de rien n’était. Mais pour une poignée de personnes, toujours sous le choc de cet horrible jour, la vie a définitivement déraillé.

Hey Nostradamus nous raconte les lendemains d’un massacre dans un lycée de Vancouver en 1988. Pour la petite anecdote, je n’avais pas du tout prévu de lire ce roman. J’étais venu à la bibliothèque pour chercher Génération X du même auteur dont on m’avait dit beaucoup de bien. Comme il était sorti, j’ai regardé un peu les livres autour et j’ai été séduite par la couverture de celui-ci. Vraiment, je la trouve magnifique et c’est bien la seule raison qui m’a fait prendre ce livre ( enfin, ça et le fait que j’étais venu pour découvrir cet auteur). L’idée de lire un roman sur une fusillade dans un lycée ne m’inspirait pas des masses. J’avais un peu peur de tomber dans le schéma cent fois revu d’adolescents désabusés, bercés à Marylin Manson et accros aux jeux de tir à la première personne. Et bien, pas du tout. La fusillade est finalement assez secondaire. C’est juste l’élément déclencheur de la réflexion. Si elle est présente telle une ombre dans tout le roman, on en parle finalement très peu. Quant au tueur, leurs portraits sont à peine esquissés. L’auteur ne cherche d’ailleurs pas à expliquer leurs motivations. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas le massacre le sujet du roman, ni même ce qui peut pousser l’être humain à massacrer ses semblables, mais plutôt la quête de soi, la spiritualité, le chagrin, la difficulté d'accepter la perte d'un proche…


"- As-tu jamais douté de... de tes croyances ?
Il me regarda par dessus le rebord de son verre. "Si tu m'avais posé cette question, il y a dix ans, je serais devenu violet et je t'aurais flanquée dehors, même si je n'étais pas chez moi. Je t'aurais considérée comme une personne nuisible. Je t'aurais méprisée. Mais maintenant, je peux te répondre oui, sans que cela ne m'écorche la bouche, sans même le sentir. J'ai l'impression d'être lourd. aussi pesant que des haltères. J'ai simplement envie de m'immerger dans la planète, comme un rocher dans un marécage, et d'en finir avec tout ça."

Au cœur de ce roman à quatre voix, un personnage : Jason. C’est sa petite amie, Cheryl, mortellement blessée lors de la fusillade, qui ouvre le bal. Elle sait qu’elle va mourir, pourtant, elle fait calmement le point sur sa vie. Récemment convertie, elle nous raconte sa vision de la religion et son histoire d’amour avec Jason.

"La sérénité, c’est ce que j’ai maintenant ici- peu importe où ici se trouve. je ne fais plus partie du monde et je n’appartiens pas encore à ce qui suit"

Vient ensuite le tour de Jason lui-même. Dix ans ont passé depuis la fusillade et la mort de Cheryl, mais il ne s’en est toujours pas remis. Détruit par les événements qui ont suivi la fusillade, luttant contre l’endoctrinement religieux qu’il a subi, c’est un être profondément marqué qui a sa propre spiritualité.

"En tout cas, ces amis ne se bagarrent pas à propos de serviettes ou de porte-serviettes - ou du moins, ça n'arriverait pas si je dirigeais le monde. D'accord, vaut mieux laisser tomber cette histoire de diriger le monde, je peux à peine arriver à faire reconnaître mon existence par les portes automatiques de Save-On-Foods. Je dois donc accepter ce que m'offre la vie. Le prendre avec un sourire. Me calmer."

Puis celui-ci disparaît et c'est au tour d’Heater, sa compagne, de prendre la parole. Enfin, le roman se termine par le point de vue de Reg, le père de Jason que son fanatisme a éloigné de tous et plus particulièrement de son fils.


4 narrateurs, 4 conceptions de la vie totalement différentes, 4 façons de croire. Chaque point de vue nous éclaire sur les autres, dressant petit à petit une vision d’ensemble du tableau et nous invitant à remettre en question ce qu’on tenait pour acquis. En nous plongeant dans l’intimité la plus profonde de chacun de ses personnages, l’auteur nous pousse à réfléchir à la vie, à la religion dans ce qu’elle a de meilleur et de pire. Un sujet terriblement d’actualité, traité de façon particulièrement intelligente, sans accusations, réquisitoire ou préjugé. Si la vision du genre humain proposé par l’auteur est plutôt pessimiste, le roman se termine par une note positive, une déclaration d’amour d’un père à son fils qui prouve que tout le monde peut changer.





samedi 5 novembre 2016

Les forums d'écriture




Bonjour à tous, aujourd’hui j’avais envie de vous parler de quelque chose qui m’a beaucoup aidé lors de l’écriture de mon premier roman : les forums d’écriture.


J’en profite pour glisser une petite dédicace à la communauté des JE ( jeunes écrivains) sans laquelle mon roman ne serait pas le même. Si vous voulez les rencontrer, c'est par
ici.

Pourquoi est-ce que je vous conseille vivement de vous inscrire sur un forum d’écriture si vous êtes écrivain ?

1- Pour avoir des avis sur vos textes


C’est la raison à laquelle on pense en premier quand on parle de forums d’écriture et ce que cherchent la plupart des gens qui s’y inscrivent. En effet, il n’y a rien de plus dur que de rester objectifs sur ses propres textes. Quant à la solution de les faire lire à vos proches, ce n’est pas non plus la plus fiable. En ce sens, les forums d’écriture présentent deux avantages :

Le premier est que la plupart de ses membres écrivent également. Ils savent donc un minimum de quoi ils parlent et surtout la grande majorité d’entre eux sont dans la même situation que vous. Ils chercheront donc ( pour la plupart) à vous aider de leur mieux et à donner des avis constructifs sur votre texte.

Le deuxième, c’est l'anonymat. Outre le fait que tout le monde n'a pas envie que son entourage lise les élucubrations de son cerveau un peu trop imaginatif, les avis donnés par des proches sont rarement objectifs. Votre mère aimera forcément votre texte. C’est normal, c’est votre mère. Votre meilleur copain aurait des complexes à vous dire ce qui ne va dans votre texte ce qui n’est pas le cas de quelqu’un qui ne vous connaît pas. La critique n'est pas forcément agréable à entendre au début, mais cela reste le meilleur moyen de progresser.


2- Pour lire les autres


Les forums d’écriture sont des systèmes collaboratifs, basés sur l’entraide entre les membres . Mais outre le fait qu’il serait assez égoïste de demander aux autres membres de donner de leur temps pour vous aider sans en donner en retour, lire les autres est un bon moyen de s’améliorer. En effet, il est bien plus facile de repérer ce qui ne va pas dans les textes des autres que dans les siens. Avoir une lecture critique de ce que font les autres vous aidera à identifier beaucoup de vos propres travers. En tout cas, moi, cela m’a été très utile.


3- Pour se motiver


Écrire est une activité solitaire, je ne vous apprends rien en vous disant ça. Si l’écriture se nourrit de nos expériences, de nos rencontres, il a toujours un moment où l'on se retrouve seul avec son stylo ou son ordinateur. C’est d’autant plus vrai que l’écriture est souvent une passion assez incompréhensible pour ceux qui ne la partagent pas. Les forums d’écriture, c’est l'occasion de rencontrer des personnes qui vivent les mêmes expériences que vous, qui partagent vos doutes et vos interrogations. Mais ce n’est pas tout. Les membres du forum sont aussi vos premiers lecteurs. Si la critique n’est pas toujours agréable à entendre, savoir que quelqu’un suit votre histoire, que des gens sont prêts à donner de leur temps pour en révéler son plein potentiel, c’est vraiment quelque chose d’inestimable. 


Donc, si vous voulez vous entendre dire que vous êtes un génie, que votre texte est génial, qu'il n'y a rien à modifier, surtout ne vous inscrivez surtout pas sur un forum d'écriture. Par contre, si vous êtes prêts à mettre un peu votre égo dans votre poche, que vous avez compris que si des gens prennent la peine de lire vos textes, c'est qu'ils y voient un certain potentiel même s'il y a des choses à améliorer, si vous avez envie de partager avec des personnes qui ont été confrontées au même problème que vous, alors les forums ont beaucoup à vous apporter.


Quel forum choisir ?

Vous trouverez sur ce site une liste de forums d'écriture qui me semblent assez exhaustive. Je vous laisse donc vous y référer et je me contenterai ici d'ajouter quelques précisions sur les forums que j'ai moi-même fréquenté ou dont j'ai beaucoup entendu parler.


1- Le forum des jeunes écrivains


C'est celui sur lequel je suis actuellement. Que dire à son propos ? C'est un peu le géant des forums d'écriture. Pour peu que vous vous investissiez un peu dans la communauté, vous trouverez forcément quelqu'un pour donner son avis sur votre texte. Je ne suis pas d'accord avec l'auteur du site que j'ai mentionné ci-dessus qui dit qu'il faut attendre qu'un "membre sérieux" passe par là. Je trouve que c'est un peu du snobisme et que chaque personne qui lit mon texte est légitime pour me donner son avis. C'est justement la diversité des profils des gens qui viennent commenter qui est intéressante et qui permet de beaux échanges.

L'autre atout de ce forum est que les commentaires sont sur un fils dédié et non disséminé au milieu du texte. Cela n'a l'air de rien comme ça, mais pour avoir déjà fait un petit tour sur des forums qui ne le faisait pas, je peux vous dire que cela change tout.  

C'est un peu mon chouchou, car j'y ai trouvé toute l'aide et le soutien dont j'avais besoin. Cela ne veux pas dire qu'il est mieux que les autres, mais comme c'est celui que je connais le mieux, je ne saurais que vous le recommander. D'ailleurs, si jamais il vous prend l'envie d'aller y faire un tour, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message en mp. Mon pseudo c'est fleur de lune.

2- Histoire de romans


C'est le premier forum sur lequel je me suis inscrite. Cela fait déjà quelques années maintenant donc mes infos datent un peu. Si cela n'a pas changé depuis, c'est une communauté beaucoup plus petite et soudée que celle des JE. Si vous voulez plein de commentaires sur vos textes, ce n'est pas là qu'il faut vous inscrire. Par contre, si vous souhaitez trouver un ou deux lecteurs fidèles qui vous soutiendront tous au long de l'aventure qu'est l'écriture d'un roman, alors pourquoi pas.

3- Cocyclics et rêve de fantasy
Ce sont des forums spécialisés dans la littérature de l'imaginaire. Comme mon premier roman n'appartenait pas à cette catégorie, je ne les ai pas fréquentés moi-même, mais j'en ai entendu beaucoup de bien. Ce sont des forums réputés où vous devriez être bien accueillis.

Voilà pour cette article. J'espère qu'il vous a été utile. Et si vous fréquentez déjà un forum d'écriture, n'hésitez pas à partager vos bonnes adresses en commentaire.