dimanche 14 août 2016

Sur mes étagères : Maman a tort, de Michel Bussi


Maman a tort, Michel Bussi

Editeur : presses de la cité

Thriller

Pages : 509

Le retrouver sur amazon











Rien n’est plus éphémère que la mémoire d’un enfant.

" Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n’est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile psychologue scolaire, le croit.

Il est seul...Il doit agir vite.

Découvrir la vérité cachée. Trouver de l’aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s’effacent. Ils ne tiennent qu’à un fils, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche. Le compte à rebours a commencé. "



Après avoir vu ce livre partout pendant des mois, j’ai enfin réussi a obtenir Maman a tort de Michel Bussi. Un vrai parcours du combattant pour l’avoir à la bibliothèque. 32 personnes devant moi dans la liste de réservation. Je sais, j'aurais aussi pu l'acheter, mais mon budget livre est depuis longtemps dépassé.

D’habitude, le policier, ce n’est pas vraiment mon truc, mais le résumé m’a vraiment donné envie de le lire. Si au final le roman n’est pas du tout comme je l’avais imaginé, je n’ai pas été déçue de ma lecture.


Maman a tort
, c’est donc l’histoire de Malone, 3 ans, mais pas seulement. C’est aussi celle de Marianne, commandante de police qui cherche désespérément l’homme qui lui fera un enfant, d’Angie, la jolie coiffeuse qui ne pourra jamais en avoir, de Jibé, le policier qui joue les pères modèles, de Vasile, le psychologue scolaire, prêt à mettre sa carrière en danger pour aider ce petit garçon à démêler le vrai du faux. Vous l’aurez compris, ce livre parle de l’enfance : de la mémoire chez le jeune enfant, du désir de maternité, du rôle de chaque parent, de l’enfance en danger aussi, sans perspective d’avenir… Les histoires des différents personnages s’entremêlent et on ne voit pas tout de suite ce qui les relie. Bussi prend son temps pour mettre en place tous les éléments et donc qu'on croit avoir compris de nouveaux indices apparaissent et notre belle théorie s'effondre comme un château de cartes.



Les passages avec Malone sont mignons tout pleins. Le petit garçon vit dans un monde à part, un monde peuplé d’ogre, de pirates, de fusée, un monde où la pluie coupe comme du verre. On se demande vraiment ce qui relie l’affaire de braquage sur laquelle enquête le commandant Augresse et les délires de cet enfant qui prétend que sa mère n’est pas sa mère et que son doudou lui parle.


" Le cœur de Gouti se remit à battre. Malone rampa sous la couette et dans le plus grand silence, dans le noir complet à l’exception des étoiles qui glissaient en silence sur les murs, il écouta le récit de son doudou.

Il devait les écouter tous les soirs, juste avant sa prière contre les ogres. Il ne devait jamais les oublier. Il l’avait promis à maman. Sa maman d’avant."




Le temps joue un rôle primordial dans ce roman. C’est lui le véritable ennemi des personnages, le temps qui efface la mémoire de Malone, mais aussi l’horloge biologique qui tourne, implacable, obsédante au point d’occuper presque toute les pensées de Marianne.

J’ai particulièrement apprécié le soin des détails, comme par exemple les petites annotations au-dessus des chapitres où apparaît Malone :

" petite aiguille sur le huit, grande aiguille sur le neuf "

Ou encore les anecdotes tirées du site envie-de-tuer. com, petit frère imaginaire et sarcastique des vdm qui fleurissent au fil des chapitres.



" Aujourd’hui, après avoir pris mon bain avec mon chéri, il m’a dit que j’avais un gros cul. 

Envie de tuer.

J’ai une info, les filles ! Ca marche vraiment le coup du sèche-cheveux balancé dans la baignoire.

Condamné : 231
Acquitté : 336

www.envie-de-tuer.com "


Les noms des personnages sont aussi bien trouvés et font échos au histoire que raconte Gouti, le doudou de Malone :  le commandant Augresse, Vasile Dragonman, Lechevalier, Pasdeloup...

En conclusion
, Maman a tort est un bon thriller qui peut-être apprécié même par des non-fans du genre, l’intrigue est bien ficelée, l’idée de base est originale et bien documentée, les personnages attachants. Cela m’a donné envie de découvrir cet auteur que je ne connaissais pas (mais peut-être pas tout de suite, il ne faut pas abuser des bonnes choses :) ).





1 commentaire:

  1. C'est bizarre mais je crois que je n'ai jamais lu de Bussi alors que j'adore les romans policiers. Je pense que je vais mettre celui-ci dans ma PAL. Merci pour la découverte.

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